[Portrait de OuiLiver] Carola Berfini, Un enfant par la main

[Portrait de OuiLiver] Carola Berfini, Un enfant par la main

1. Bonjour Carola, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je suis Carola Berfini, Responsable du pôle Ressources de l’association Un enfant par la main. Ce pôle vise à développer la notoriété d’Un Enfant par la Main, à assurer la pérennité des partenariats existants et en générer de nouveaux, recruter de nouveaux parrains et donateurs et à faire émerger de nouvelles sources de collecte.

Carola Berfini, Responsable du pôle Ressources de l’association Un enfant par la main

Carola Berfini – Responsable du pôle Ressources de l’association Un enfant par la main

2. Pouvez-vous nous présenter Un enfant par la main ?

Un enfant par la main est une association de solidarité internationale qui œuvre pour les enfants démunis dans les pays d’Afrique, Asie et Amérique du Sud. Notre réseau international ChildFund Alliance nous permet d’intervenir dans 18 pays. Nous intervenons avec des programmes en direct en Haïti et à Madagascar.

3. Quel est le principe d’Un enfant par la main ?

Notre mission est d’accompagner les enfants pour devenir des adultes autonomes et responsables dans une approche holistique basée sur les droits des enfants définis par la convention internationale des droits des enfants.

Nos actions s’organisent autour de cinq grands thématiques : l’éducation, l’accès à l’eau, la nutrition, la santé et le développement économique et agricole.
En collaboration avec des partenaires locaux et en s’appuyant sur les besoins exprimés par les familles, Un Enfant Par La Main développe des programmes adaptés aux différentes étapes de vie des enfants, leur permettant ainsi de s’épanouir pleinement.

En Haïti, par exemple, nous menons à la fois des projets d’infrastructure comme la construction de salle de classe, de citernes ou encore de blocs sanitaires et aussi des projets de développement comme la formation des enfants et des professeurs, la sensibilisation aux droits des enfants, ou encore des échanges de paysans sur des sujets d’agriculture et d’environnement.

4. Quel est le modèle économique de votre association ?

Un Enfant par la Main est une association de parrainage. Au sein des programmes de parrainage, tous les enfants de la communauté ainsi que leurs familles sont directement ou indirectement bénéficiaires des activités de développement. La contribution mensuelle de 25€/mois minimum ne va pas directement à l’enfant, mais au programme de développement dans lequel il est inscrit. 80 % des fonds sont reversés sur le terrain et 20% sont dédiés aux frais de fonctionnement, de sensibilisation, de communication et de développement d’Un Enfant par la Main.

En parallèle, nos projets de développement peuvent être financés par des bailleurs publics tels que l’Agence Française de Développement, des fondations ou encore par des entreprises partenaires.

5. Combien d’acteurs représente votre réseau de soutien (bénévoles, entreprises mécènes, donateurs…) ?

Nous avons une équipe de 15 personnes. Nous avons la chance de compter à nos côtés plus de 11 000 parrains, 250 bénévoles et plus de 150 entreprises mécènes.

6. Quelles actions pourraient être mises en place par les entreprises participantes à des Challenges OuiLive pour soutenir votre association ?

Pour fédérer l’ensemble des collaborateurs autour d’un projet, je recommande la mise en place d’événements de collecte : marcher, courir, bouger pour la bonne cause ! Organisez avec vos collaborateurs des manifestations sportives ou culturelles au profit de l’Association.

Une très belle idée est aussi la mise en place d’un “DO GOOD DAY” : invitez vos salariés à participer à une cagnotte pour nos actions, par exemple à l’occasion du Giving Tuesday.

Ou encore l’organisation d’une vente solidaire au profit de l’association avec une animation dans le hall de votre entreprise.

Lors de la mise en place des Challenges connectés OuiLive, nous proposons aux clients de financer l’un des 3 projets suivants :

  • La distribution de kits scolaires aux enfants de notre programme en Haïti. En Haïti, 90% des écoles sont privées, ce qui contraint les parents à payer cher les frais de scolarité de leurs enfants, en plus des dépenses liées à l’achat de livres et fournitures ainsi que l’achat des uniformes scolaires. Nous voulons donc offrir un kit scolaire à 400 enfants. Ces kits seront composés de stylos et de crayons, d’une règle, d’un cahier, d’une gomme, d’une boîte d’instruments géométriques, le tout dans un sac à dos.
  • Financer des kits pour faire face au froid en Inde. Les habitants de Delhi doivent s’adapter à une forte variation de températures entre l’été et l’hiver. Nous finançons donc des kits composés d’une moustiquaire et d’une couverture, pour permettre aux familles de lutter contre le froid l’hiver, et le paludisme le reste de l’année.
  • Participer à la donation d’une chèvre pour les familles au Sénégal. Au Sénégal, 19% des enfants souffrent d’insuffisance pondérale. L’objectif du financement d’une chèvre est de permettre aux enfants d’avoir un apport minimum nécessaire en calcium, et de générer un revenu pour leurs familles grâce à la vente des produits tels que le fromage, le lait, etc.

7. Un mot à adresser aux entreprises ?

Le bonheur est dans le partage : partage de moments, d’actions, de savoir… Nous constatons que l’engagement solidaire est un vrai créateur d’enthousiasme collectif. S’engager pour que les enfants puissent grandir et devenir à leur tour des personnes responsables, c’est un challenge formidable.

Clara Lapeyronie, Content Manager chez OuiLive

Par : Clara Lapeyronie

[Portrait de OuiLiver] Lorenzo Arduino, Ocean As Common

[Portrait de OuiLiver] Lorenzo Arduino, Ocean As Common

1. Bonjour Lorenzo, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour ! Alors, j’ai fait du droit français et international pendant 4 ans. J’ai découvert Ocean As Common car j’ai toujours eu un lien extrêmement fort avec l’océan, et tout ce qui touche à l’eau en général. J’ai vécu en Indonésie où j’ai pratiqué beaucoup de surf, et où j’avais une réelle proximité avec la biodiversité.

Il y a deux ans, je me suis lancé dans l’aventure Ocean As Common ! C’est une toute jeune asso, dans laquelle nous étions encore moins nombreux quand je suis arrivé. Aujourd’hui, l’équipe s’est agrandie, et mon rôle est de coordonner l’action de l’équipe, de développer et déployer les dispositifs que nous mettons en place. Je suis également en charge de trouver de nouveaux partenaires privés et publics.

Lorenzo Arduino, Coordinateur de programme - Responsable Développement chez Ocean As Common

Lorenzo Arduino – Coordinateur de programme – Responsable Développement

2. Pouvez-vous nous présenter Ocean as Common ? Comment est né le projet ?

Dans l’ADN d’Ocean As Common, il y a un plaidoyer, qui a été lancé par Catherine Chabaud, navigatrice et écrivaine, et première femme à avoir terminé le Vendée Globe en 1997. Elle est aujourd’hui députée européenne.

Étant navigatrice, elle a une proximité à l’océan qui est indéniable, et le Vendée Globe a été pour elle un électrochoc. Elle a voulu absolument s’impliquer dans cette cause, après avoir vu les ravages des déchets plastiques dans les océans. Elle s’est donc alliée avec Eude Riblier, Président de l’Institut Français de la Mer, et Françoise Gaill, Directrice de recherche émérite au CNRS et océanographe. Ils sont partis de ce constat que l’océan est global, et qu’il faut le protéger, et ont donc créé un plaidoyer pour que l’océan soit considéré comme un “bien commun de l’humanité”.

Pour rappel, l’océan représente 70% de la surface terrestre, il est le plus grand régulateur du climat et nourrit plus de 3,5 milliards de personnes sur Terre. En résumé, “nous devons tous être responsables de la préservation de cet océan, collectivement et individuellement”.

Et donc de ce plaidoyer est sorti une association un peu hybride, entre un monde associatif sur le terrain, et des décideurs, entreprises et citoyens qui ont soif d’information, et qui veulent s’investir sans forcément savoir comment.

3. Quel type d’action vous mettez en place ?

On propose une stratégie en pince : du local au global. On fait de l’action politique, donc du lobbying, à travers notre board qui travaille avec le gouvernement français ; et de l’opérationnel et de l’événementiel sensibilisateur pour les citoyens. On a également mis en place un projet pour aider les décideurs à sensibiliser et à réunir une population pour améliorer la qualité de l’eau à travers l’engagement collectif.

On vient de lancer ReGeneration, une initiative collective d’entreprises et de citoyens qui financent de manière pérenne des projets de restauration des écosystèmes. On sélectionne des projets à l’aide de notre comité scientifique, on prend les contributions des entreprises et des citoyens, et on monte le projet avec des experts experts sur le terrain.

4. Quels sont vos objectifs ?

Notre objectif est de sensibiliser au maximum toutes les parties prenantes aux enjeux du cycle de l’eau et de l’océan, et d’impulser leur action en leur proposant différentes manières de le faire. À terme, notre objectif est de contribuer à restaurer 30% de notre biodiversité aquatique d’ici à 2030.

5. Comment réussissez-vous à mobiliser les entreprises ?

L’objectif principal avec ReGeneration est de mobiliser un maximum d’entreprises, et de leur permettre de communiquer sur leurs actions par rapport à la régénération des écosystèmes. Nous choisissons des projets qui ont un potentiel de sensibilisation et d’impact sur la biodiversité. On propose aux entreprises de s’investir, et d’engager avec elles leurs collaborateurs en les sensibilisant sur la biodiversité aquatique. Concrètement nous avons quatre projets en France (dans l’Ouest, à Paris, dans la méditerranée et les DOM-TOM). En échange de leur contribution au projet, on les invite à nos événements, on organise des ramassages de déchets, des moments de convivialité, des rencontres avec les porteurs de projets (online et offline). L’objectif est de faire en sorte que les collaborateurs des entreprises qui font partie de ReGeneration viennent agir avec nous sur le terrain.

6. Quelles synergies envisagez-vous avec OuiLive ?

Avec OuiLive on envisage une super synergie pour sensibiliser au maximum les collaborateurs et contribuer à une prise de parole sur les océans et la biodiversité. OuiLive passe par la gamification pour sensibiliser, ce qui est, je trouve, très efficace.

Notre objectif est vraiment de rattacher le plus de monde possible à notre cause. C’est la seule manière d’avoir un réel impact et de faire évoluer les choses.

7. Un mot pour la fin ?

Rêve.

Clara Lapeyronie, Content Manager chez OuiLive

Par : Clara Lapeyronie

[Portrait de OuiLiver] Lucas Charrier, Emmaüs Solidarité

[Portrait de OuiLiver] Lucas Charrier, Emmaüs Solidarité

1. Bonjour Lucas, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je suis Lucas, chargé de mécénat chez Emmaüs Solidarité. Concrètement, ma mission consiste à soutenir l’action des structures et des équipes Emmaüs Solidarité qui viennent quotidiennement en aide aux personnes en situation de précarité. Cette mission est menée grâce au précieux soutien de nos partenaires (soutien financier, don en nature, don de compétences, don de temps…). Ce soutien permet d’améliorer l’accompagnement des 6 000 personnes en situation de précarité accueillies et hébergées dans nos centres.

Lucas Charrier, Chargé de mécénat chez Emmaüs Solidarité

Lucas Charrier – Chargé de mécénat – Emmaüs Solidarité

2. Pouvez-vous nous présenter Emmaüs Solidarité ?

C’est une association laïque, reconnue d’intérêt général, qui a été créée en 1954 suite à l’appel de l’Abbé Pierre durant l’hiver. Elle œuvre au quotidien pour que chacun trouve une place dans la société. Chez Emmaüs, nous accueillons, hébergeons et aidons à la réinsertion sociale de 6 000 familles, dans 114 centres situés en Île-de-France et dans le Loir-et-Cher. Quand on parle de “centre”, c’est assez large. On a des maraudes, des accueils de jour, des haltes de nuit, des centres d’hébergement, ainsi que des structures adaptées. L’accueil y est inconditionnel, peu importe la foi religieuse, les opinions politiques, les origines culturelles…

L’association a 5 missions transverses :

  • La santé
  • La culture
  • Le logement
  • L’insertion
  • La formation et le sport et loisirs

Ces missions viennent compléter ces dispositifs, pour permettre de proposer un accompagnement global.

3. Quels sont vos objectifs ? Quels types d’action vous mettez en place ?

L’objectif de ce travail avec les entreprises partenaires est de mettre en place des dispositifs qui permettent d’améliorer l’accompagnement proposé dans nos centres. Cela répond à des besoins concrets.
On peut notamment prendre l’exemple de Showroom Privé qui soutient les jardins partagés d’Emmaüs Solidarité, et qui va permettre le développement de nombreuses activités culturelles en 2022. Grâce à ce soutien, on va pouvoir animer ces jardins où travaillent des personnes en insertion accompagnées par l’association. L’objectif est d’une part de travailler sur la réinsertion professionnelle, et d’autre part de rassembler des personnes en situation de précarité et les personnes habitant autour de ces jardins, lors d’activités culturelles.

4. Quelles actions sont mises en place avec OuiLive lors du Challenge Noël 2021

À l’occasion des fêtes de fin d’année, OuiLive, TrainMe Corporate et Emmaüs Solidarité se sont associés lors du Challenge Noël 2021.
Le principe est simple : chaque entreprise inscrite au Challenge permettra de financer des Coffrets Hiver Solidaire. L’objectif est de venir en aide aux personnes sans abris, notamment durant l’hiver où il fait particulièrement froid, et où les conditions de vie dans la rue sont extrêmement difficiles. Ce sont des kits de première nécessité, dans lesquels on retrouve des vêtements chauds (gants, bonnets, pulls…), des produits d’hygiène (dentifrice, brosse à dents, rasoir…), un sac de couchage, une radio solaire, une couverture de survie isotherme, une batterie de recharge autonome pour recharger leur portable, un kit de survie de premiers soins, des chocolats… À savoir que chaque kit distribué est différent et répond aux besoins des sans-abris suivis et accompagnés par nos équipes de maraudes.

Logo de l'association Emmaüs Solidarité France

5. Où et quand seront distribués les Coffrets Hiver Solidaire ?

Ces coffrets seront distribués aux sans-abris se trouvant à Paris, et au niveau du bois de Vincennes. Nous avons trois équipes de maraudes : deux dans Paris, et une au bois de Vincennes.

6. Que dire aux entreprises mobilisées lors du Challenge Noël 2021 ?

Un grand merci à toutes les entreprises qui se sont engagées à nos côtés pour apporter un peu de réconfort aux sans-abris, à une période où les conditions de vie sont particulièrement difficiles.

7. Un mot pour la fin ?

MERCI !

Clara Lapeyronie, Content Manager chez OuiLive

Par : Clara Lapeyronie

[Portrait de OuiLiver] Tancrède Du Réau, Sorewards

[Portrait de OuiLiver] Tancrède Du Réau, Sorewards

1. Bonjour Tancrède, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je suis Tancrède, co-fondateur de Sorewards. Je suis Nantais depuis 2015, marié avec deux enfants, et passionné par les océans et les sports de glisse. Je suis également passionné par toutes les questions environnementales, et très engagé, notamment à travers le bénévolat, chez Surfrider Foundation Europe, que je connais depuis que je suis petit. C’est une association qui me tient à cœur, tout autant que la cause de la protection des océans.

Tancrède Du Réau, Directeur associé Open Digital et Cofondateur de l'entreprise Sorewards

Tancrède Du Réau – Directeur associé Open Digital & Cofondateur de Sorewards

2. Pouvez-vous nous présenter Sorewards ? Comment est né le projet ?

J’ai créé Sorewards en 2019 avec deux associés ; nous sommes quatre aujourd’hui. Ce qui nous a rapproché, ce sont ces valeurs tournées vers l’économie sociale et solidaire.

Sorewards est né de différentes envies. On s’est intéressé à la façon de motiver les équipes, et notamment à travers la carte cadeau. On a tous déjà fait l’expérience de la carte cadeau, et fort est de constater qu’aujourd’hui une carte cadeau n’est pas un levier de motivation très satisfaisant, pour différentes raisons.
La première, c’est que le modèle économique sur lequel reposent les cartes cadeaux, notamment non-consommées, est un modèle qui n’est pas éthique, et que les réseaux d’acceptation sont très limités. La seconde, bien que que la carte cadeau soit un poids important dans le pouvoir d’achat de certaines personnes, pour d’autres, elle n’est qu’un “plus”, et ces personnes se forcent donc à consommer.

On s’est donc dit qu’on pourrait encourager les détenteurs des cartes cadeaux à faire un don, parce que les associations ont besoin de financements. La carte cadeau peut être un formidable levier, au même titre que l’arrondi, ou le microdon.
On a donc pensé avoir une belle opportunité de répondre à des besoins de l’entreprise pour les accompagner dans la distribution de récompenses au sein de leurs équipes, de permettre aux bénéficiaires d’avoir une récompense plus satisfaisante, et enfin de soutenir les associations qui ont besoin de financements.

Aujourd’hui, le marché de la carte cadeau est un gros marché, qui représente environ 5 milliards d’euros, avec une très forte croissance. Notre objectif est de pouvoir flécher une partie de cette masse financière vers les associations, en faisant contribuer les bénéficiaires des cartes cadeaux, et en embarquant les collaborateurs et les entreprises dans cette démarche. Cette carte cadeau devient donc un outil RSE et un outil de la marque employeur. C’est toute une chaîne de générosité entre les entreprises, les collaborateurs et les associations.

3. Quel est le principe de Sorewards ?

Notre carte cadeau est 100% dématérialisée. A partir de notre plateforme, nos clients, qui sont exclusivement des clients B to B, vont pouvoir faire un transfert de dotations, créer des bénéficiaires et effectuer une distribution de cartes cadeaux dématérialisées (à leurs couleurs s’ils le souhaitent, puisque nous fonctionnons en marque blanche). Le bénéficiaire va recevoir sa carte cadeau par e-mail, et va pouvoir accéder à la web application sur laquelle il pourra faire un don ou un achat en ligne. On ne demande rien aux associations, si ce n’est de s’engager dans la communication. Le but est de créer du lien entre l’entreprise, les collaborateurs et les associations. Tout est fait pour qu’il ne reste aucun argent sur les cartes cadeaux (notamment avec des e-mails de rappel). Lorsqu’une carte cadeau n’est pas entièrement dépensée, nous restituons le “non-consommé” à l’entreprise, pour qu’elle fasse un don. On ne fait pas le don nous-même, car nous souhaitons réellement que celui-ci soit fait par le bénéficiaire de la carte ou par l’entreprise.

4. Quel est le modèle économique de Sorewards ?

Aujourd’hui, la carte cadeau repose sur 2 modèles économiques : le “non-consommé”, qui représente 20 à 30% des montants, et qui est un modèle assez frustrant pour les bénéficiaires et les entreprises, et la “rémunération sur le réseau d’acceptation”.

Nous avons réinventé le modèle économique de la carte cadeau. Nous souhaitions ouvrir davantage le réseau pour offrir plus de choix, s’ouvrir à l’international, et s’engager à ce que 100% des dons soient reversés aux associations, sans leur réclamer de rétro-commission. Cette carte cadeau devient donc un outil RSE et un élément de la marque employeur, et nous considérons que c’est un service à forte valeur ajoutée pour les entreprises, et qu’elles sont donc en mesure de le prendre à leur charge.

Notre service est facturé à l’entreprise en tant que frais de gestion : il s’agit d’un pourcentage sur le montant de la dotation. Cette information leur est donnée en amont, c’est donc 100% transparent.

5. Quels sont les bénéfices pour les entreprises et les salariés d’activer un dispositif Sorewards ?

Le premier bénéfice pour l’entreprise c’est de faciliter sa gestion de distribution de récompense. Les derniers mois, avec la crise du Covid, ont accéléré la dématérialisation. Même si le numérique consomme de l’énergie, ça reste moins énergivore que la distribution de chèques physiques, et plus pratique au niveau de la logistique. De plus, une entreprise qui a des filiales va pouvoir gérer plus facilement sa distribution de récompense à l’international, puisque les cartes cadeaux fonctionnent dans tous les pays et dans la devise de chaque pays. L’entreprise va également pouvoir personnaliser les cartes cadeaux avec son logo, et potentiellement avec celui de l’ONG qu’elle soutient, ce qui va lui permettre de travailler sur sa marque employeur, et d’embarquer ses collaborateurs dans une démarche RSE solidaire.

Pour les bénéficiaires, l’avantage est de se faire plaisir facilement, et de faire un geste de générosité, qui contribue à apporter du sens à sa façon de consommer.

L’objectif est de créer une passerelle entre les entreprises, les collaborateurs et les associations en favorisant le dialogue.

6. Quelles synergies envisagez-vous avec OuiLive ?

Je pense que OuiLive est un formidable acteur pour animer cette passerelle entre les entreprises et les associations, et donner la possibilité aux entreprises d’embarquer leurs collaborateurs dans le soutien d’une cause qui fait sens.

Une partie du succès de SoRewards va reposer sur la capacité à animer cette communication entre les collaborateurs et l’association ; c’est donc là qu’il y a un lien entre OuiLive et SoRewards.
A partir du moment où les collaborateurs commencent à connaître une association, à apprécier ce qu’elle fait, à comprendre son rôle, ils deviennent plus susceptibles de contribuer à soutenir cette association, notamment grâce à la carte cadeau.
Ce que j’imagine c’est donc la possibilité de récompenser les équipes participant à vos Challenges avec cette carte cadeau.

7. Un mot à adresser aux entreprises ?

Aujourd’hui, les collaborateurs doivent être motivés de façon différente : il faut leur apporter du sens, et notamment à travers les associations qui ont besoin de soutien. Ces dernières ont un rôle fondamental dans la société, et interviennent là où l’État n’intervient pas ou n’intervient plus. Je pense sincèrement que donner est meilleur que recevoir, et j’encourage vivement les entreprises à se servir de la carte cadeau et d’en faire un outil RSE et un outil de motivation qui apporte du sens, et du financement aux associations.

Clara Lapeyronie, Content Manager chez OuiLive

Par : Clara Lapeyronie

[Portrait de OuiLiver] Diane Scemama, Dream Act

[Portrait de OuiLiver] Diane Scemama, Dream Act

1. Bonjour Diane, pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Diane Scemama, j’ai 30 ans, je vis en région parisienne et j’ai 2 bébés.
A la fin de mes études il y a 6 ans, je suis partie travailler 9 mois auprès de femmes dans des villages du sud de l’Inde. J’y ai découvert avec effroi les ravages que peut faire la fast fashion sur les populations locales du bout du monde. De retour en France, j’ai souhaité agir pour promouvoir un autre mode de consommation. Plus transparent, plus respectueux des êtres humains et de l’environnement, qui soutient les savoir-faire locaux. Je cherche depuis lors des artisans qui ont une démarche authentique et je combats toutes les pratiques de greenwashing émergentes. Étant désormais maman, ma motivation d’entreprendre pour changer les modes de production et de consommation est plus que jamais très forte !

Diane Scemama, co-fondatrice et présidente de Dream Act

Diane Scemama – Co-fondatrice & Présidente de Dream Act

2. Pouvez-vous nous présenter brièvement Dream Act ? Comment est né le projet ?

Dream Act est né d’une envie de découvrir comment changer ma propre façon de consommer. Ayant rencontré plus de 350 artisans engagés au bout de quelques mois, j’ai décidé de rassembler leurs produits sur une plateforme unique, afin de partager avec tous mes précieuses trouvailles. Nous sommes deux fondatrices, aux manettes depuis le 1er jour. Nous sommes aujourd’hui 25 collaborateurs, engagé.e.s dans la mise en lumière d’une consommation plus locale, humaine et écologique.

3. Quel est le principe de Dream Act ?

Dream Act est le site pour consommer responsable au quotidien. De la salle de bain au dressing en passant par le coffre à jouets, nous proposons plus de 45 000 objets de qualité fabriqués dans le respect de la planète et des êtres humains. Nous avons également une offre dédiée aux professionnels, à qui nous proposons des objets personnalisés avec leur logo, pour réduire leurs déchets au quotidien et donner du sens à leurs objets publicitaires.

4. Quelles associations soutenez-vous ?

Nous reversons en effet 1% de notre chiffre d’affaires à des associations partenaires. Pour une jeune entreprise qui n’est pas encore rentable, 1% du chiffre d’affaires ce n’est pas rien. Nos associations partenaires sont des associations dont nous connaissons le fonctionnement interne et qui œuvrent sur des externalités de la consommation de masse : pollution des eaux, soutien à l’entrepreneuriat féminin…

5. Quel est le modèle économique de Dream Act ?

Nous prenons une commission sur les ventes réalisées sur notre site. Cela est transparent pour le consommateur, car les prix sont les mêmes qu’en passant directement auprès de nos ateliers.

6. Quelles synergies envisagez-vous avec OuiLive ?

Nous partageons les mêmes valeurs. Les gagnants ou les participants aux challenges peuvent alors bénéficier de réductions, pour leurs achats personnels comme professionnels.

7. Un mot pour la fin ?

Merci OuiLive !

Clara Lapeyronie, Content Manager chez OuiLive

Par : Clara Lapeyronie

[Portrait de OuiLiver] Yoann Magnin, Solikend

[Portrait de OuiLiver] Yoann Magnin, Solikend

1. Bonjour Yoann, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Yoann, co-fondateur de Solikend. J’habite Biarritz, je suis tombé amoureux du Pays Basque, ce qui explique que j’ai eu envie d’entreprendre dans cette région, et qui a constitué le début de l’aventure Solikend.

Yoann Magning, CEO et Fondateur de Solikend

Yoann Magnin –
CEO & Fondateur de Solikend

2. Pouvez-vous nous présenter Solikend ? Comment est né le projet ?

Solikend est partie d’une observation assez simple : à Biarritz, à partir de septembre/octobre, les hôtels ne sont plus complets. En dehors de la haute saison, il y a de larges disponibilités dans les établissements hôteliers. Or, beaucoup de territoires touristiques restent attractifs tout au long de l’année. Donc je me suis dit, pourquoi pas mettre à profit les établissements hôteliers pour la solidarité, et pour encourager les gens à venir en profiter ? C’est comme ça qu’est née l’idée de Solikend, sur le concept de mettre en vente des chambres, au profit d’associations. Je ne pensais initialement pas que l’idée prendrait si bien et si vite, mais énormément d’hôteliers ont adhéré au dispositif. J’ai découvert que l’hôtellerie est un milieu engagé, avec des gens qui ont des valeurs, et rapidement, des hôtels indépendants ont vu en Solikend un nouvel outil d’engagement.

3. Quel est le principe de Solikend ?

Solikend est basé sur une plateforme de réservation, d’hôtels solidaires, et ça fonctionne concrètement comme un site de réservation classique. Lors de la réservation, le client choisit une association parmi un large panel d’associations partenaires. On travaille avec des grandes ONG françaises comme Médecins du monde, ou la SPA, mais aussi avec des plus petites associations locales. Une fois l’association choisie, l’hôtel s’engage à lui reverser 100% du paiement.

On a également mis en place un système de cartes cadeaux qui fonctionne très bien : la carte cadeau permet non seulement d’offrir un séjour à l’hôtel sur notre site, mais aussi d’accomplir un geste fort pour une association, puisque 100% du montant de la carte cadeau lui sera reversé. Le choix de l’association peut être fait au moment de l’achat, ou laissé au bénéficiaire de la carte cadeau. Nous sommes les seuls à proposer une carte cadeau 100% solidaire.

4. Quel est le modèle économique de Solikend ?

La dimension 100% solidaire fait qu’on a un modèle économique assez atypique. Solikend est une SAS labellisée Esus afin de garantir l’objectif social et solidaire du projet. On a un modèle économique qui repose sur une participation externe et partagée de toutes les parties prenantes.
Le client va laisser une petite contribution pour soutenir Solikend lors de sa réservation. Le montant est flexible entre 5 et 25% du montant de la commande.
Ensuite, on propose un abonnement trimestriel à nos associations partenaires. Et enfin, si tout se passe bien, les hôtels peuvent contribuer financièrement à faire tourner le dispositif Solikend.

5. Quels sont les bénéfices pour les entreprises et les salariés d’activer un dispositif Solikend ?

La particularité de Solikend c’est qu’on joint quelque chose de très plaisant (un séjour à l’hôtel dans une belle sélection d’hôtels) et quelque chose de 100% solidaire avec un fort impact pour une association qu’on a envie de soutenir. Pour une entreprise, faire des cartes Solikend, c’est à la fois un outil de mécénat et d’engagement pour le monde associatif, et à la fois un outil qui va être pleinement profitable aux collaborateurs, qui pourront s’offrir des séjours solidaires.
Ce qui est intéressant, c’est que quand quelqu’un utilise une carte, il va également avoir tendance à augmenter le montant de la carte pour pouvoir prolonger son séjour, ce qui sera bénéfique pour l’association.
Le principe est vraiment de lier l’utile à l’agréable, et d’être un réel outil d’engagement pour l’entreprise, tout en étant profitable aux collaborateurs. Dans le cadre de l’incentive, c’est presque une évidence. Beaucoup d’entreprises cherchent une incentive qui a du sens, qui traduit l’engagement de l’entreprise, et qui profite aux collaborateurs.

6. Quel est l’intérêt pour les hôteliers ? Avez-vous un grand réseau d’hôtels ?

Pour les hôteliers, le principal intérêt est la démarche RSE. Les hôteliers s’engagent avec Solikend dans une démarche RSE, qui est très simple à réaliser : un hôtel est rarement complet sur une année type, et Solikend lui permet de valoriser des chambres vacantes sur les périodes non complètes. Ensuite, il y a évidemment un intérêt en termes promotionnel et de valorisation de l’image de marque de l’établissement. L’hôtel va pouvoir, à travers Solikend, aller chercher une nouvelle cible de clientèle. C’est un dispositif très apprécié par le personnel hôtelier, les équipes des hôtels sont ravies de s’engager grâce à ce dispositif. Enfin, les hôtels qui sont donateurs vont récupérer une déduction fiscale. Cependant, ce n’est pas un élément indispensable car plus de 30% de nos hôtels partenaires ne sont pas imposables, et ne récupèrent donc pas de déduction fiscale. Ils sont prêts à assumer le coût d’occupation des chambres.

Solikend étant née à Biarritz, notre offre d’hôtels s’est d’abord développée en Nouvelle Aquitaine. On a donc une très belle offre dans cette région : à la fois des petits hôtels (2 / 3 étoiles) indépendants, et des grands hôtels (4 / 5 étoiles) et palaces. On a également une très belle offre en Bretagne, et on couvre globalement toute la France. L’offre s’enrichit de manière continue. La grosse nouveauté c’est qu’on s’ouvre maintenant aux villages vacances. Nous venons de valider un partenariat avec VVF, donc 50 villages VVF vont adhérer au dispositif, ce qui va permettre de diversifier notre offre qui va donc s’ouvrir aux familles.

7. Quelles associations soutenez-vous ?

On a une sélection d’un large panel d’associations partenaires : à la fois des grandes ONG françaises, et des plus petites associations locales. Notre ambition est de faire de Solikend un outil de solidarité, donc dès qu’on nous suggère une association, on essaie de l’intégrer au dispositif. Récemment on a eu une commande de cartes cadeaux de la part d’une entreprise du Sud-Ouest, qui voulait soutenir l’association Ela à travers les cartes Solikend, donc on a intégré l’association à notre dispositif. Notre sélection reste donc ouverte, et si une entreprise souhaite soutenir une association particulière via Solikend, c’est tout à fait possible. On souhaite à la fois développer le nombre d’hôtels partenaires, mais aussi le nombre d’associations partenaires, afin qu’un maximum d’entre elles bénéficie du dispositif.

8. Quelles synergies envisagez-vous avec OuiLive ?

Avec OuiLive on a vu des très belles possibilités de collaboration, puisque OuiLive est en plein développement sur le secteur des challenges connectés, avec la problématique d’incentive. Lorsque nous avons échangé, OuiLive était à la recherche de propositions intéressantes pour des récompenses. On a justement une offre très pertinente et attractive pour l’incentive, mais on est encore une petite structure, et c’est très compliqué de se faire connaître sachant qu’on n’a pas de lien avec ces entreprises, ni avec le secteur de l’incentive. La synergie est donc évidente : deux entreprises avec beaucoup de valeurs, et engagées sur la thématique de RSE, avec un enjeu qui se rejoint.

9. Un mot pour la fin ?

Partage, plaisir et solidarité ! Pour traduire les valeurs de notre collaboration 🙂

Clara Lapeyronie, Content Manager chez OuiLive

Par : Clara Lapeyronie