1. Bonjour Lorenzo, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour ! Alors, j’ai fait du droit français et international pendant 4 ans. J’ai découvert Ocean As Common car j’ai toujours eu un lien extrêmement fort avec l’océan, et tout ce qui touche à l’eau en général. J’ai vécu en Indonésie où j’ai pratiqué beaucoup de surf, et où j’avais une réelle proximité avec la biodiversité.

Il y a deux ans, je me suis lancé dans l’aventure Ocean As Common ! C’est une toute jeune asso, dans laquelle nous étions encore moins nombreux quand je suis arrivé. Aujourd’hui, l’équipe s’est agrandie, et mon rôle est de coordonner l’action de l’équipe, de développer et déployer les dispositifs que nous mettons en place. Je suis également en charge de trouver de nouveaux partenaires privés et publics.

Lorenzo Arduino, Coordinateur de programme - Responsable Développement chez Ocean As Common

Lorenzo Arduino – Coordinateur de programme – Responsable Développement

2. Pouvez-vous nous présenter Ocean as Common ? Comment est né le projet ?

Dans l’ADN d’Ocean As Common, il y a un plaidoyer, qui a été lancé par Catherine Chabaud, navigatrice et écrivaine, et première femme à avoir terminé le Vendée Globe en 1997. Elle est aujourd’hui députée européenne.

Étant navigatrice, elle a une proximité à l’océan qui est indéniable, et le Vendée Globe a été pour elle un électrochoc. Elle a voulu absolument s’impliquer dans cette cause, après avoir vu les ravages des déchets plastiques dans les océans. Elle s’est donc alliée avec Eude Riblier, Président de l’Institut Français de la Mer, et Françoise Gaill, Directrice de recherche émérite au CNRS et océanographe. Ils sont partis de ce constat que l’océan est global, et qu’il faut le protéger, et ont donc créé un plaidoyer pour que l’océan soit considéré comme un “bien commun de l’humanité”.

Pour rappel, l’océan représente 70% de la surface terrestre, il est le plus grand régulateur du climat et nourrit plus de 3,5 milliards de personnes sur Terre. En résumé, “nous devons tous être responsables de la préservation de cet océan, collectivement et individuellement”.

Et donc de ce plaidoyer est sorti une association un peu hybride, entre un monde associatif sur le terrain, et des décideurs, entreprises et citoyens qui ont soif d’information, et qui veulent s’investir sans forcément savoir comment.

3. Quel type d’action vous mettez en place ?

On propose une stratégie en pince : du local au global. On fait de l’action politique, donc du lobbying, à travers notre board qui travaille avec le gouvernement français ; et de l’opérationnel et de l’événementiel sensibilisateur pour les citoyens. On a également mis en place un projet pour aider les décideurs à sensibiliser et à réunir une population pour améliorer la qualité de l’eau à travers l’engagement collectif.

On vient de lancer ReGeneration, une initiative collective d’entreprises et de citoyens qui financent de manière pérenne des projets de restauration des écosystèmes. On sélectionne des projets à l’aide de notre comité scientifique, on prend les contributions des entreprises et des citoyens, et on monte le projet avec des experts experts sur le terrain.

4. Quels sont vos objectifs ?

Notre objectif est de sensibiliser au maximum toutes les parties prenantes aux enjeux du cycle de l’eau et de l’océan, et d’impulser leur action en leur proposant différentes manières de le faire. À terme, notre objectif est de contribuer à restaurer 30% de notre biodiversité aquatique d’ici à 2030.

5. Comment réussissez-vous à mobiliser les entreprises ?

L’objectif principal avec ReGeneration est de mobiliser un maximum d’entreprises, et de leur permettre de communiquer sur leurs actions par rapport à la régénération des écosystèmes. Nous choisissons des projets qui ont un potentiel de sensibilisation et d’impact sur la biodiversité. On propose aux entreprises de s’investir, et d’engager avec elles leurs collaborateurs en les sensibilisant sur la biodiversité aquatique. Concrètement nous avons quatre projets en France (dans l’Ouest, à Paris, dans la méditerranée et les DOM-TOM). En échange de leur contribution au projet, on les invite à nos événements, on organise des ramassages de déchets, des moments de convivialité, des rencontres avec les porteurs de projets (online et offline). L’objectif est de faire en sorte que les collaborateurs des entreprises qui font partie de ReGeneration viennent agir avec nous sur le terrain.

6. Quelles synergies envisagez-vous avec OuiLive ?

Avec OuiLive on envisage une super synergie pour sensibiliser au maximum les collaborateurs et contribuer à une prise de parole sur les océans et la biodiversité. OuiLive passe par la gamification pour sensibiliser, ce qui est, je trouve, très efficace.

Notre objectif est vraiment de rattacher le plus de monde possible à notre cause. C’est la seule manière d’avoir un réel impact et de faire évoluer les choses.

7. Un mot pour la fin ?

Rêve.

Clara Lapeyronie, Content Manager chez OuiLive

Par : Clara Lapeyronie

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