[Portrait de OuiLiver] Carolyne Hervy, Care France

[Portrait de OuiLiver] Carolyne Hervy, Care France

1. Bonjour Carolyne, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour Clara ! Je suis Carolyne, responsable du pôle partenariat chez CARE France. Nous avons pour objectif d’engager le secteur privé à nos côtés, pour mener à bien nos projets sur le terrain grâce à des soutiens financiers, mais également d’accompagner les entreprises dans leur changement de pratiques, en s’appuyant sur nos expertises transverses : l’égalité de genre et le changement climatique.

Carolyne Hervy, responsable du pôle partenariat chez CARE France

Carolyne Hervy – Responsable du pôle partenariat chez Care France

2. Pouvez-vous nous présenter brièvement CARE ? Quelle est la génèse du projet ?

CARE est une confédération d’associations. Nous sommes parmi l’un des plus gros réseaux humanitaires au monde. C’est une organisation qui est née en 1945. A l’origine, ce sont les citoyens américains et canadiens qui ont organisé l’envoi de colis qui contenaient de l’aide alimentaire et des biens de première nécessité à destination des survivants de la Seconde Guerre Mondiale en Europe. Les premiers colis sont arrivés au Havre en 1945, et ensuite, au fil du temps, CARE a mis en place des programmes de développement.

On intervient désormais dans un peu plus de 100 pays, sur des urgences humanitaires (catastrophes naturelles, conflits), mais également en mettant en œuvre des projets de développement pour accompagner les communautés les plus vulnérables, et leur permettre d’aller vers plus d’autonomie, notamment sur le volet socio-économique.

3. Quelles sont les missions de l’association ? Quels sont vos projets sur le terrain ?

Le mandat de CARE est la réduction de l’extrême pauvreté. Et pour atteindre cet objectif, il faut s’attaquer à toutes les formes d’inégalités. Saviez-vous que plus de 700 millions de personnes vivent avec moins de 1,90 dollar par jour dans le monde ?

La pauvreté est liée au manque de ressources financières, mais elle se manifeste aussi par d’autres formes d’inégalités : manque d’accès à l’éducation, aux soins de santé… Il faut prendre en compte tous ces facteurs pour lutter efficacement contre ce que l’on appelle la pauvreté multifactorielle.

Pour agir de manière efficace et durable, CARE s’attaque donc aux causes de ces injustices et a développé de multiples expertises : éducation, droits des femmes et égalité de genre, sécurité alimentaire et nutrition, accès à l’eau, développement économique… Les projets sont construits main dans la main avec les communautés afin d’en garantir la pertinence et la pérennité.

Par exemple, grâce aux actions de CARE au Sri Lanka, Sharmini, jusqu’alors sans emploi, a créé sa petite entreprise, destinée à transformer des noix de coco en fibres de matelas. Elle témoigne pour nous : “J’ai été formée et j’ai pu acheter des machines grâce à CARE. Aujourd’hui, j’emploie 16 femmes qui peuvent désormais nourrir leur famille.”

4. Quel est le modèle économique de CARE ?

CARE a un modèle équilibré ; la principale source de financement de CARE France sont les fonds institutionnels, mais nous avons aussi la chance d’avoir le soutien de nos donateurs individuels qui nous suivent de façon fidèle.
Le secteur privé nous apporte un soutien financier et également de l’expertise à travers le mécénat ou le bénévolat de compétences. En 2021, les fonds privés (soutien de donateurs et donatrices individuels et d’entreprises ou fondations) représentaient 36% de nos ressources. Nous sommes une association reconnue d’Utilité Publique et labellisée “Don en confiance”. Nos rapports sont disponibles sur notre site internet, en toute transparence.

5. Votre réseau de partenaires et mécènes représente globalement combien d’acteurs ? Pouvez-vous nous en présenter quelques-uns ?

Actuellement un peu plus d’une trentaine d’entreprises et de fondations soutiennent nos actions sur le terrain. Nous avons des partenariats variés, avec des acteurs de tailles diverses et dans différents secteurs.
Je pense notamment à un partenariat très fort qu’on a avec le Fonds Urgence et Développement de la Fondation BNP Paribas, qui nous accompagne sur les urgences, dans les contextes de crise humanitaires, avec un mécanisme qui a été développé au sein de la BNP Paribas depuis plusieurs années. Ce mécanisme repose sur un appel à dons auprès des collaborateurs du groupe BNP Paribas, pour soutenir trois associations partenaires, dont CARE. Ce partenariat avec la Fondation BNP Paribas est très important : il nous donne la latitude de pouvoir intervenir dans les heures, les premiers jours qui suivent l’éclatement d’une crise humanitaire.
Nous sommes également partenaires de la Fondation L’Oréal, engagée à nos côtés sur le programme « She Grows the Future » mis en œuvre à Madagascar, en Inde, au Vietnam et en Equateur, qui vise à soutenir les agricultrices devant faire face aux effets du changement climatique et à promouvoir leurs droits.

6. Quelles actions pourraient être mises en place et quels projets pourraient être soutenus par les entreprises participantes à des Challenge OuiLive pour soutenir votre association ?

Les fonds collectés pourraient financer les actions de notre Fonds d’urgence, destiné à intervenir avec agilité dans des contextes de catastrophes naturelles. Je pense plus spécifiquement à Madagascar, où CARE intervient pour lutter contre les effets du changement climatique et pour accompagner l’adaptation des populations.
Concrètement, l’adaptation passe par la diversification des cultures résistantes aux aléas climatiques, l’adoption de pratiques d’agroécologie respectueuses de l’environnement, l’amélioration de l’accès, du contrôle et de la gestion des ressources naturelles (eau, sols, forêts). Il y a aussi des activités de préparation et réduction des risques de catastrophe, pour éviter au maximum les pertes humaines lors d’événements climatiques extrêmes. Les effets du changement climatique sont très visibles et présents dans la vie des malgaches. Il y actuellement une famine qui frappe le sud de l’île.
Nous pouvons apporter une aide précieuse dans les contextes d’urgence humanitaire grâce aux dons issus des Challenge OuiLive.

À travers ces Challenges, nous pouvons aussi contribuer à des projets destinés à soutenir l’empowerment des femmes et leur autonomisation socio-économique.

CARE a développé dans les années 1990 le modèle des AVEC (Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit), avec pour principe la mise en commun de petites économies, par des groupes majoritairement composés de femmes. Cela permet aux femmes de se faire des prêts entre elles, afin d’affronter les coups durs de la vie, les dépenses de santé imprévues, mais également de lancer leurs propres activités et petits business. C’est une méthodologie qu’on retrouve dans la quasi intégralité des projets de CARE, et qui a fait ses preuves. Aujourd’hui quelques millions de femmes dans le monde sont mises en réseau à travers ces AVEC, et ça leur permet vraiment de pouvoir développer leur autonomie socio-économique. CARE accompagne ces groupements, en les formant à développer leurs petits business, grâce aussi à l’alphabétisation fonctionnelle qui permet de compter, de lire, pour mener ses activités au quotidien. Ces espaces sont aussi des opportunités d’aborder d’autres sujets, tel la santé sexuelle et reproductive, ou encore la question de l’accès aux droits: les droits humains, mais aussi le droit du sol, qui permet de posséder des terres et cultiver pour nourrir sa famille et dégager une agriculture de rente pour pouvoir développer ses revenus financiers…

7. Un mot à adresser aux lecteurs ?

J’engage les entreprises à relever les Challenges de OuiLive, à engager vos collaborateurs et collaboratrices pour soutenir l’action de CARE et son approche globale, au profit des femmes & de leur empowerment et également des groupes de populations touchés par le changement climatique. On voit ô combien c’est important de se mobiliser pour lutter contre les effets induits par le changement climatique, et malheureusement de façon plus proche et immédiate ces dernières semaines. Grâce à l’effet papillon de nos actions, les victoires individuelles des personnes que nous soutenons deviennent collectives. Et cet impact positif est durable !

Clara Lapeyronie, Content Manager chez OuiLive

Par : Clara Lapeyronie

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[Portrait de OuiLiver] Anne-Sophie Tuszynski, Cancer@Work

[Portrait de OuiLiver] Anne-Sophie Tuszynski, Cancer@Work

1. Bonjour Anne-Sophie, pouvez-vous vous présenter ?

Pendant 20 ans, membre du comité de direction d’un acteur majeur de l’emploi en France, j’ai accompagné dirigeants et DRH dans leur développement stratégique.

Touchée par un cancer en 2011, je prends conscience que la maladie n’existe pas dans le monde du travail. La prise en compte des situations de cancer d’un salarié en entreprise est faible et le mot “cancer” est tabou. Je constate que « soit on est malade en arrêt maladie, soit on est au travail et bien portant ». Or, la réalité est bien plus nuancée. 

À l’issue de mes traitements, je décide de m’investir dans le monde associatif pour contribuer à l’intégration des maladies chroniques dans les modèles économiques et sociaux des entreprises.

Je crée alors Cancer@Work, la première association d’entreprises dans l’univers du cancer en novembre 2012 avec un chef d’entreprise engagé, Philippe SALLE alors PDG d’Altran, aujourd’hui PDG de Foncia et d’Emeria Europe. 

Régulièrement sollicitée en tant que conférencière, je suis l’auteure du guide pratique « Cancer et travail : j’ai (re)trouvé ma place, comment trouver la vôtre ? » publié aux éditions Eyrolles. Je suis également CEO de Wecare@Work, une plateforme de solutions pour mieux concilier cancers, maladies chroniques et travail. En parallèle et pour apporter au Grand Public une réponse à toutes les questions sur le sujet de la maladie au travail, j’ai lancé Allo Alex, une hotline solidaire et gratuite avec le numéro vert 0 800 400 310.

Anne-Sophie Tuszynski, fondatrice du réseau d'entreprises : Cancer@Work

Anne-Sophie Tuszynski – Fondatrice du réseau d’entreprises, Cancer@Work

2. Pouvez-vous nous présenter Cancer@Work ?

Cancer@Work est un réseau d’entreprises engagées pour concilier cancer, maladies chroniques et travail, unique en France.

L’ambition de Cancer@Work est de favoriser l’insertion, le maintien dans l’emploi et l’amélioration de la qualité de vie au travail des personnes touchées directement ou indirectement par un cancer ou par toute autre pathologie chronique, des proches aidants et de tout le collectif de travail.

Sa mission est de mobiliser les entreprises autour de la charte Cancer@Work, de les engager à agir et à partager les bonnes pratiques, de mesurer les attentes des actifs et l’impact des actions à l’échelle de l’entreprise et de la Société et enfin de soutenir solidairement le maintien dans l’emploi des personnes malades.

Aujourd’hui en France, 15% des actifs souffrent de maladies chroniques et 15 % sont des aidants proches. Selon le CESE (conseil économique, social et environnemental), en 2025, ce seront 25% des actifs qui seront concernés par les maladies graves.

Si nous évoquons uniquement le cancer, chaque jour en France, 1200 personnes apprennent qu’elles ont un cancer et parmi elles, 400 travaillent. Or, la survenue d’un cancer multiplie par près de trois la probabilité de perdre son emploi et réduit de 30% les chances d’en trouver un, par rapport à une situation sans cancer. 

Pour favoriser l’inclusion de la maladie au travail et définir une méthodologie efficiente qui réponde à cet enjeu sociétal majeur, j’ai développé en 2013 auprès de 6 entreprises pionnières (Altran, Axa, Elior, Novartis, Roche et SNCF) un programme expérimental dans une démarche d’intelligence collaborative entre dirigeants, managers et salariés.

Depuis 10 ans, Cancer@Work et ses membres font évoluer le sujet et de l’inclusion de la maladie au travail un enjeu de responsabilité sociétale des entreprises.

3. Quelles sont les différentes actions menées par Cancer@Work ?

Le rôle de Cancer@Work est de changer de regard sur la maladie. 

Son action s’articule autour de 4 missions :

  • Mobiliser les entreprises autour de la charte Cancer@Work et sensibiliser les salariés au travers d’une méthodologie basée sur une approche d’intelligence collaborative entre dirigeants, managers et salariés,
  • Engager les entreprises à agir et à partager les bonnes pratiques en leur offrant une place de partage, de réflexion et d’échanges,
  • Mesurer les attentes des actifs et l’impact des actions à l’échelle de l’entreprise et de la Société en suivant l’évolution de l’intégration du cancer et des maladies graves dans l’entreprise par des outils tels que les baromètres, l’étude économique ou encore le Label Cancer@Work,
  • Soutenir solidairement le maintien dans l’emploi des personnes malades, en développant les actions solidaires « job dating » qui favorisent le maintien dans l’emploi des personnes fragilisées par un cancer ou une maladie chronique invalidante.

4. Quel est le modèle économique de Cancer@Work ?

Le financement de Cancer@Work, association loi 1901, provient des cotisations des entreprises membres et d’entreprises mécènes du secteur public et privé.

5. Votre réseau d’entreprises représente globalement combien d’acteurs ?

Le Club fédère près d’une centaine d’entreprises issues des secteurs privé et public et de toute taille sur l’ensemble du territoire et a sensibilisé depuis 10 ans 1,5 millions de salariés. 

6. Quelles actions sont mises en place par Cancer@Work durant la période d’Octobre Rose

Cancer@Work est bien sûr sollicité lors d’Octobre Rose par les entreprises pour évoquer les conséquences du cancer sur la vie professionnelle, la nécessité de prendre en compte ce sujet dans leurs stratégies RSE et donc l’intérêt pour elles de rejoindre le Club.

7. Pourquoi avoir décidé de vous associer à OuiLive à l’occasion du Challenge Octobre Rose 2022 ?

L’évènement proposé par OuiLive nous permet de sensibiliser de nouvelles entreprises, de leur faire connaître nos missions et actions et de communiquer sur l’importance de prendre en compte le sujet de la maladie au travail.

8. Quel est l’impact concret pour Cancer@Work lorsqu’une entreprise s’engage dans le Challenge Octobre Rose 2022 ? Pouvez-vous nous en dire plus sur la mise en place des Job Dating ?

L’entreprise marque son engagement sur le sujet de la conciliation cancers, maladies graves et travail et participe financièrement à la réalisation des actions solidaires Job Dating dont l’objectif est double : aider d’anciens malades à retrouver le chemin de l’emploi et sensibiliser les entreprises à mieux intégrer la maladie. Les Job Dating sont réalisés toute l’année en présentiel et en distanciel et mobilisent les entreprises membres lors de rencontres avec les personnes touchées par la maladie en leur apportant des conseils et ouvrant ainsi le dialogue sur la « partie blanche » de leur Cv.

9. Un mot à adresser aux entreprises susceptibles de se mobiliser pour ce Challenge ?

Les entreprises qui rejoignent Cancer@Work ont conscience que les maladies chroniques comme le cancer ont un impact sur la vie professionnelle, sociale et économique.

Il est donc urgent d’agir pour que les entreprises s’alignent sur un modèle plus inclusif car les enjeux comme les bénéfices sont nombreux. Maintenir dans l’emploi une personne malade, participe à son mieux-être, à la performance économique de l’entreprise et à la pérennité de notre système de sécurité sociale basé sur les cotisations des actifs. 

Clara Lapeyronie, Content Manager chez OuiLive

Par : Clara Lapeyronie

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[Portrait de OuiLiver] Benjamin Combes, Les Ateliers Durables

1. Bonjour Benjamin, pouvez-vous vous présenter ? J'ai 41 ans. Je suis le fondateur des Ateliers Durables et suis coordinateur du réseau. J'ai monté l'entreprise en 2012, on va bientôt fêter nos 10 ans. J'ai fait mes études en école de commerce à une époque où il n'y...

[Portrait de OuiLiver] Sabrina Lucatelli, Nicolas

1. Bonjour Mme Lucatelli, pouvez-vous vous présenter ?Bonjour, je suis la responsable du pôle RSE chez Nicolas. Mon cœur de métier, c’est les ressources humaines,  mais chez Nicolas, la direction générale a décidé d’inclure les RH dans la RSE et non l’inverse comme on...

[Portrait de OuiLiver] Nathalie Presson, Cancer@Work

1. Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? Je suis Nathalie Presson, directrice générale de Cancer@Work depuis février 2019. J’ai commencé ma carrière dans le domaine de l'assurance pendant 14 ans. Puis, j’ai décidé, à partir de 2002 de m'engager sur les sujets de...

[Portrait de OuiLiver] Yoann Magnin, Solikend

1. Bonjour Yoann, pouvez-vous vous présenter ? Je suis Yoann, co-fondateur de Solikend. J’habite Biarritz, je suis tombé amoureux du Pays Basque, ce qui explique que j’ai eu envie d’entreprendre dans cette région, et qui a constitué le début de l’aventure...

[Portrait de OuiLiver] Marine Cadène, Entourage Social

[Portrait de OuiLiver] Marine Cadène, Entourage Social

1. Bonjour Marine, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je suis coordinatrice à l’association Entourage. Mon rôle est d’accompagner le développement de nos antennes lyonnaises et marseillaises au sein de l’association. Le but de ce développement est d’intégrer dans notre réseau solidaire le maximum de personnes isolées en situation de précarité sur ces deux territoires. Je gère également le développement d’antennes bénévoles dans cette région.

Marine Cadène, coordinatrice à l’association Entourage

Marine Cadène – Coordinatrice à l’association Entourage

2. Pouvez-vous nous présenter brièvement Entourage Social ? Quelle est la génèse du projet ?

Entourage est née en 2014, à l’initiative de Jean-Marc, notre président. Son initiative est née d’une rencontre qu’il a faite lors de ses allers à Paris, bien qu’il soit grenoblois, dans le cadre de son travail il y passait beaucoup de temps. C’est à ce moment-là qu’il a fait une rencontre avec une personne Sans Domicile Fixe, Marius, qui vivait et passait son temps sur le bord d’un métro parisien. Jean-Marc passait régulièrement devant lui, au début c’était un regard, puis progressivement c’est devenu un “bonjour”, puis ils ont échangé leurs prénoms, et finalement une amitié s’est créée. C’était devenu un rituel dans la journée de Jean-Marc d’aller saluer Marius, qui était une personne assez rayonnante, que tout le quartier connaissait. Un jour, en croisant Marius comme à son habitude, Jean-Marc a remarqué qu’il avait été agressé. Marius ne voulait absolument pas appeler les pompiers, car parfois les personnes SDF ont certaines méfiance envers les institutions. Jean-Marc était donc démuni. Pour contextualiser, il faut savoir qu’il vient des entreprises de la tech, il a été patron de différentes entreprises, et PDG de Yahoo Europe pendant un moment. Il a également créé sa propre entreprise de tech à l’époque, et donc absolument pas dans le social, et ne savait pas comment réagir. Son premier réflexe a été de solliciter les réseaux sociaux pour mobiliser et trouver en urgence un dentiste qui puisse venir en aide à Marius. Grâce à son réseau, il a trouvé assez rapidement quelqu’un qui a accepté de soigner Marius gratuitement et en urgence. C’est de là qu’est née l’idée de créer Entourage.

3. Quel est le fonctionnement du dispositif Entourage Social ?

Entourage Social est un réseau social dédié à la solidarité avec les personnes sans abri, ou les personnes isolées en situation précaire. C’est d’abord une application qui a été lancée en 2016, et qui est téléchargeable partout en France gratuitement. Sur cette application, on peut retrouver des actions lancées par des personnes à la rue (car oui, loin des clichés, de nombreuses personnes SDF ont des smartphones), ou par des personnes comme Jean-Marc, qui croisent des personnes dans le besoin, et qui font le relais de ces besoins. Sur cette plateforme, on peut répondre à leurs demandes. Cela peut être un besoin matériel, un besoin d’information, ou un besoin de soutien moral, comme aller partager un café avec quelqu’un. C’est vraiment un réseau d’entraide et de solidarité de quartier. Depuis 2016, au-delà de cette application qui regroupe aujourd’hui 160 000 utilisateurs partout en France, on a aussi mis en place des évènements de convivialité. Ce sont des rendez-vous gratuits, ouverts à tous les voisins du quartier, autour d’une thématique conviviale (soirée karaoké, apéro-pétanque…). Le but de ces rencontres, c’est que des voisins de tous types, de tous horizons (des personnes à la rue, des personnes sans domicile fixe, ou des personnes qui ont un toit) partagent un moment convivial sur un pied d’égalité. La troisième activité qu’on a lancée aussi pour créer un réseau autour de ceux qui n’en ont pas, ce sont des ateliers de sensibilisation. On sait qu’aller à la rencontre d’une personne sans abri ou d’une personne isolée et en précarité n’est pas forcément évident : on peut ne pas savoir quoi dire, ou avoir des préjugés. Avec un comité qui est très important au sein de notre association, composé de personnes à la rue, on a créé une pédagogie sur comment aller à la rencontre des personnes isolées. On décline cette pédagogie sous forme d’ateliers qu’on propose aux établissements scolaires et aux entreprises.

4. Quel est le modèle économique d’Entourage Social ?

Nous sommes une association loi 1901. Toutes nos activités, que ce soit l’application, les ateliers de sensibilisation ou les évènements, sont gratuites pour tous. Notre modèle est surtout basé sur les subventions. On a la chance d’être soutenus par des institutions publiques dans toutes les villes où on est présents. On est soutenus par la région Ile-de-France par exemple, par la Métropole de Lyon ou encore par la préfecture des Hauts de France. On est également soutenus par des fondations privées, comme la Fondation Française des Jeux ou la Fondation Caisse d’Epargne Auvergne Rhône Alpes. On a également un système d’auto-financement, où on lance tous les hivers une campagne d’appel aux dons, où les donateurs particuliers peuvent nous soutenir. Enfin, on a des prestations qui reposent sur des team buildings solidaires, où on intervient avec des membres de notre comité de la rue, au sein d’entreprises qui souhaitent rajouter du sens à leurs séminaires, afin de les aider à initier un déclic solidaire parmi leurs collaborateurs.

5. Votre réseau de partenaires et mécènes représente globalement combien d’acteurs ? Pouvez-vous nous en présenter quelques-uns ?

On a la chance d’être une association qui compte beaucoup de partenaires et mécènes. On est par exemple en partenariat avec la société April, qui met à disposition des locaux dans lesquels on peut se réunir avec nos équipes, et potentiellement proposer des activités. L’un de nos partenaires clé est la Fédération Française des Jeux, qui soutient notre déploiement dans plusieurs villes en France : à Lille, en Bretagne, en Ile-de-France, en Auvergne, en Rhône-Alpes, et depuis récemment, grâce à leur soutien, on est aussi présents à Marseille. 

6. Quelles actions pourraient être mises en place par les entreprises participantes à des Challenge OuiLive pour soutenir votre association ?

Alors, dans le cadre du Challenge OuiLive, c’est un petit peu particulier. L’impact pour une entreprise qui souhaite nous accompagner via un challenge est le suivant : les dons collectés nous permettent de mener des actions vers les personnes les plus invisibles et marginalisées pour les intégrer dans notre réseau solidaire.
Nous proposons aux collaborateurs de s’engager sur notre nouveau programme lyonnais, qu’on a lancé en novembre dernier, et qui s’appelle Linked Out. C’est un programme qui existe depuis un an et demi au niveau national, et qui est une extension du réseau que je vous ai présenté précédemment. Linked Out, c’est le réseau professionnel de ceux qui n’en ont pas. Via ce programme, on propose à des personnes en situation de précarité, qui ont eu un parcours de vie un peu compliqué, de bénéficier d’un réseau pour catalyser des opportunités d’emploi et leur permettre de trouver un emploi pérenne dans le secteur qu’ils souhaitent. Ce n’est pas forcément évident quand on a ni présence sur LinkedIn, ni réseau professionnel. C’est via ce programme Linked Out qu’on sollicite l’aide des collaborateurs et de OuiLive. Le programme a été lancé il y a quelques mois à Lyon, et a déjà permis à des quinzaines de personnes de retrouver un emploi. Tous les CV des personnes qu’on accompagne peuvent être retrouvés sur la plateforme LinkedOut.fr. Ce que j’invite les collaborateurs à faire, c’est d’aller sur la plateforme et de découvrir les profils de nos candidats qui sont tous aptes et motivés à travailler. Ce qu’ils peuvent faire concrètement, c’est de partager sur leurs réseaux sociaux pour viraliser leurs profils, et leur permettre d’avoir plusieurs opportunités d’emploi. S’ils le souhaitent, ils peuvent s’engager et devenir bénévole-coach. Cela représente un engagement de deux heures de bénévolat par semaine, pendant quelques mois. C’est une vraie aventure puisqu’ils peuvent accompagner une personne à stimuler son réseau, et à retrouver son chemin vers l’emploi. C’est une mission qui est accessible à tous, et une expérience incroyable de pouvoir porter le retour à l’emploi d’une personne qui en a besoin.

7. Un mot à adresser aux lecteurs ?

Participez au Challenge OuiLive avec toute votre conviction ! Cela nous permettra de débloquer des fonds extrêmement importants pour accompagner un maximum de candidats en situation de précarité via le programme Linked Out. C’est un bon moment à passer en équipe, un moment de soutien mutuel et de team building, et ça a un vrai sens. 

Clara Lapeyronie, Content Manager chez OuiLive

Par : Clara Lapeyronie

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[Portrait de OuiLiver] Véronique Billat, Billatraining

[Portrait de OuiLiver] Véronique Billat, Billatraining

1. Bonjour Véronique, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour Clara. Je suis professeure des universités, enseignant-chercheur, en STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives), et ancienne coureuse de haut niveau. J’ai eu la vocation vers 20 ans de faire une thèse, un doctorat dans le domaine de l’entraînement personnalisé en me servant de la science et de la physiologie en particulier. En tant qu’athlète, je faisais du marathon et du ski de fond, j’étais en équipe de France universitaire, et je constatais qu’on faisait beaucoup trop d’heures d’entraînement. Celles-ci prenaient du temps sur la vie sociale et étudiante, et occasionnaient beaucoup de fatigue et de blessures. Je me suis donc dit qu’il fallait trouver un moyen d’optimiser ça, de chercher l’entraînement minimaliste qui permet de progresser très vite, tout en se faisant plaisir.

Je suis ensuite devenue maître de conférence, puis professeure. J’ai créé un laboratoire entièrement dédié à la santé par l’exercice. J’ai écrit un livre qui s’appelle “Régal et performance”, avec un grand chef, dont l’idée est de coupler exercices et plaisirs de cuisine, recettes, trucs et astuces, analyses diététiques, choix des aliments… Le principe est de combiner la liste des envies alimentaires et sportives, et de parvenir à proposer aux gens un menu de sport gourmand. J’ai écrit d’autres livres sur la physiologie de l’exercice, et lorsqu’ils ont atteint un niveau de publication mondial, j’ai eu l’idée d’en faire une entreprise : BillaTraining.

Véronique Billat, fondatrice de l'entreprise Billatraining

Véronique Billat – Fondatrice de Billatraining

2. Pouvez-vous nous présenter Billatraining ?

Il y a huit ans, j’ai décidé de fonder Billatraining avec l’idée de valoriser la science au niveau des entreprises, afin de permettre de dégager suffisamment de moyens pour faire les recherches nécessaires sur le terrain, qui sont assez onéreuses (comme par exemple gravir le Mont Blanc avec de nombreux appareils connectés, ou aller au Marathon de Paris). J’ai aussi dégagé une activité pour pouvoir créer mes propres bourses et mes propres outils afin de pouvoir mettre en œuvre toutes mes idées de recherche sur le terrain, et améliorer la préparation des gens pour accomplir leur rêve de randonnée, de marathon, ou autre. On s’occupe aussi bien des personnes qui veulent perdre du poids, que des personnes diabétiques, que des personnes de 90 ans, que des personnes handicapées, etc. On est très diversifiés, on veut aider les gens à réaliser leur rêve. Ajouter de la vie à la vie, et faire reculer l’âge physiologique.

3. À titre personnel, pourquoi avoir décidé de fonder Billatraining ?

Je suis quelqu’un de très collectif, qui aime l’esprit d’équipe. De manière générale, je ne conçois pas la vie sans créer et faire grandir les gens : c’est pour ça que je suis devenue professeure. À un moment, je n’en avais plus les moyens à la hauteur de mes ambitions, et donc je me suis dit qu’il fallait passer par le privé.

Le modèle public-privé est idéal, malheureusement en France, il n’est pas toujours bien perçu lorsqu’on est universitaire contrairement aux États-Unis. Personnellement, je ne gagne strictement rien : je suis fonctionnaire, j’ai une paye de fonctionnaire, mais ce qui compte pour moi, c’est de faire avancer la science et de faire grandir les gens.

J’ai 60 ans, et je ne m’en rends pas compte d’ailleurs, parce que j’ai toujours le même enthousiasme. Dans ma famille on vit centenaires, mon père a 80 ans et il est encore chercheur. C’est dans l’esprit de famille de faire avancer les choses, d’innover. On est des militants de la science et de la formation.

4. Quelles sont les missions de Billatraining ?

Premièrement, c’est de publier scientifiquement à un très haut niveau mondial, et de tenir le rang de la France au niveau du sport, de la science, de la physiologie et de l’entraînement. Pas plus tard qu’hier, on a envoyé un article, une première mondiale, donnant une matrice complète de ce qu’il se passe dans le corps d’un marathonien lorsqu’il court, en lien avec ses sensations. On essaye toujours de lier les sensations avec ce qu’il se passe dans le corps, et on essaie de comprendre comment l’être humain régule sa vitesse spontanément pour réussir à optimiser son énergie. On sait, spontanément, comment s’économiser pour aller le plus vite et le plus loin possible, mais on ne se fait plus confiance puisqu’à l’école on nous a appris à courir à vitesse constante, ce qui est une bêtise. L’objectif est donc de comprendre comment l’humain parvient à ressentir les choses comme il faut, et lui redonner confiance pour être son propre pilote.

Comme vous le savez, avec cet épisode de Covid, tout ce qui n’est pas publié sérieusement dans des très bonnes revues reste lettre morte. Je suis experte pour beaucoup de revues scientifiques internationales. Sur notre blog, on fait aussi beaucoup de formations, des podcasts, des vidéos, etc. La vocation de BillaTraining c’est de transmettre nos connaissances aux personnes qui en ont besoin.

5. Pourquoi faire appel aux services de Billatraining en tant que particulier ? En tant qu’entreprise ?

L’avantage de faire appel à BillaTraining c’est d’avoir le top de la science, la quintessence de ce qu’il se fait, dans un esprit minimaliste, avec un maximum de progrès et de plaisir. Si vous faites appel à quelqu’un qui n’a pas fait ces démarches scientifiques de haut niveau, vous allez tomber dans un processus qui ne fonctionne qu’une fois sur deux, sans vraiment savoir pourquoi, et vous ne serez pas certain de réussir. On fait appel à BillaTraining dans un esprit de progrès, avec la volonté de maximiser ses chances de réussite.

On travaille notamment avec une société qui s’appelle Béo Santé, on a travaillé avec Withings aussi, en fait, toutes les entreprises qui ont une technologie. Les technologies, il faut leur donner un sens. Par exemple, Béo Santé, c’est un programme qui s’appelle Alix, c’est de l’intelligence artificielle, où il y a un mannequin qui bouge, qui vous propose un programme d’exercices comme un coach.

Les entreprises font également appel à nos services. En fonction de qui vous êtes, le mannequin va faire des exercices qui vous conviennent, à une vitesse qui vous convient, dans une programmatique qui vous convient. Ca, c’est de l’intelligence artificielle liée à de l’intelligence humaine. C’est Billatrining qui a donc créé l’algorithme pour pouvoir proposer des choix des activités, avec les bonnes vitesses en fonction de la personne.

On travaille aussi pour des fabricants d’analyseurs, qui seront utilisés par les médecins pour aider les gens dans une perspective de rééducation. On est là pour donner une intelligence des données de santé par l’exercice.

6. Pourquoi avoir décidé de co-créer un Challenge avec OuiLive ?

Il y a une population qui est demandeuse : être en forme, se sentir mieux dans leur peau. Il y a une expression que je déteste, c’est “être la meilleure version de soi-même”, je trouve ça un peu bateau et bidon, parce qu’il n’y a pas de meilleure version de soi-même, ni de moins bien, il y a juste la façon dont on se sent.

Il y a des gens qui ont envie de se sentir bien dans leur peau et dans leur corps. Ces gens-là ne vont pas forcément se tourner vers Billatraining, ils ne vont pas acheter un capteur ou des choses comme ça. Ils vont tout simplement avoir comme outil leur téléphone portable. Et vous, OuiLive, vous avez réussi à toucher un maximum de personnes, par milliers, qui ont envie de s’amuser dans un esprit collectif. Comme je vous l’ai dit, pour moi, ce qui est important, c’est justement ça : l’esprit collectif et le partage. Vous avez réussi à insuffler cet esprit de plaisir et de jeu. Je crois beaucoup au gaming, et OuiLive a réussi à adresser cette question.

7. Quels sont les bénéfices pour les entreprises et les salariés de participer au Challenge Santé OuiLive x Billatraining ?

Tout d’abord, comme avec vos autres Challenges, ils vont s’amuser, et relever des défis. Du côté de Billatraining, on souhaiterait maximiser les chances de les faire progresser, et de leur faire apprendre des choses sur eux-mêmes, sur leur corps. L’objectif est d’apprendre sur la physiologie tout en s’amusant, et donner envie aux participants d’aller plus loin !

8. Quelles sont vos attentes concernant le Challenge Santé OuiLive x Billatraining ?

J’ai beaucoup apprécié le graphisme et la qualité de votre application. J’estime que OuiLive est au top mondial dans son domaine, tout comme Billatraining. J’attends qu’ensemble on arrive à se positionner sur un produit mondial, pour être très franche.

Clara Lapeyronie, Content Manager chez OuiLive

Par : Clara Lapeyronie

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[Portrait de OuiLiver] Tanguy De Gromard, éthi’Kdo

[Portrait de OuiLiver] Tanguy De Gromard, éthi’Kdo

1. Bonjour Tanguy, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je m’appelle Tanguy, je suis cofondateur et responsable du développement chez éthi’Kdo. Après avoir travaillé en startup et en asso, je me suis associé à éthi’Kdo au début du projet il y a 3 ans.

Tanguy de Gromard, Cofondateur et Responsable de développement chez Ethi'Kdo

Tanguy de Gromard – Cofondateur et Responsable du développement chez éthi’Kdo

2. Pouvez-vous nous présenter brièvement éthi’Kdo ? Comment est né le projet ?

Ethi’Kdo est une coopérative à but non lucratif, qui a pour mission de favoriser une consommation plus respectueuse des êtres humains et de l’environnement. Pour cela, nous avons créé une carte cadeau multi-enseignes qui est valable dans les enseignes écologiques et solidaires. La démarche a été d’aller voir tous les produits accessibles avec une carte-cadeau classique, et d’aller référencer les acteurs qui fabriquent et commercialisent ces produits dans leur version la plus écoresponsable. La carte éthi’Kdo donne donc accès à tous les univers de produits (jeux, mode, déco, hi-tech, etc.) dans leur version plus écoresponsable : reconditionnés, made in France, zéro déchet, dans une démarche de commerce équitable, etc.

Le projet est né il y a 3 ans. C’est l’histoire de mon associé, Séverin Prats, président d’éthi’Kdo, qui, dans son précédent emploi, avait un cadeau à faire à un collègue pour son pot de départ. Il a décidé de lui offrir une carte-cadeau, afin qu’il puisse s’acheter ce dont il a besoin. Sauf que ce collègue avait des modes de consommation différents des grandes enseignes traditionnelles. Les collègues ont alors cherché s’il existait une carte-cadeau valable dans les ressourceries ou pour acheter de la seconde main, et ce n’était pas le cas. Aucun acteur de la consommation responsable ou de l’économie sociale et solidaire n’était référencé sur les cartes-cadeaux multi-enseignes classiques. Il a donc eu l’idée de fédérer tous les acteurs écoresponsables, afin de proposer une gamme de produits équivalente à celle proposée sur les cartes multi-enseignes classiques. C’est comme ça qu’est né éthi’Kdo.

3. Pourquoi utiliser éthi’Kdo ?

Ethi’kdo c’est plus qu’une carte-cadeau. On essaie de faire passer cet outil de consommation qu’est la carte-cadeau, vers un outil de transition. Cela permet, lorsqu’on l’offre à quelqu’un, de faire découvrir tout l’univers de la consommation à impact positif. Quand on la reçoit, cela permet de se rendre compte qu’il est possible d’acheter des vêtements fabriqués en France, des cosmétiques zéro déchet, de la technologie reconditionnée, et qu’il y a de nombreux acteurs en France qui promeuvent ces modes de consommation responsable. La carte éthi’Kdo est un outil qui permet de le découvrir.

4. Comment et où utiliser éthi’Kdo ?

Quand on reçoit une carte éthi’Kdo, que ce soit dans le cadre professionnel ou personnel, il y a 4 manières d’utiliser la carte :

Pour des expériences et éco-gestes, permettant d’initier ou continuer sa transition écologique, à travers des gestes du quotidien (via des ateliers d’artisans qui transmettent leur savoir-faire par exemple).

5. Quels sont vos partenaires phares ?

Nous avons actuellement près de 300 enseignes partenaires. Parmi les enseignes phares, on a le Label Emmaüs (plateforme en ligne d’Emmaüs), Dream Act qui est un marketplace de référence de marques éthiques, ou encore Wecandoo qui promeut le savoir-faire d’artisans qui proposent des ateliers à des particuliers. On peut également participer au mouvement Time for the Planet en convertissant sa dotation éthi’Kdo en actions.

6. Quel est le modèle économique d’éthi’Kdo ?

Tout d’abord, on a un statut particulier : on est une coopérative à but non lucratif. On a donc un statut hybride entre entreprise commerciale et association. Entreprise, dans la mesure où on a une activité commerciale classique (génération de chiffre d’affaires, salaires, loyers, etc.), mais on se rapproche du modèle d’une association dans la mesure où “à but non lucratif” signifie qu’il n’y a aucune spéculation sur les parts sociales, et il n’y a pas de dividende. 100% des bénéfices sont réinjectés dans l’objet social.

Notre modèle économique est un modèle d’apporteur d’affaires. Nous vendons des cartes éthi’Kdo à des professionnels et à des particuliers qui vont découvrir nos enseignes grâce à la carte. De notre côté, nous remboursons les enseignes de ces montants, en prenant une petite commission déterminée par chaque boutique en fonction de ses capacités.

7. Quelles synergies envisagez-vous avec OuiLive ?

OuiLive permet de diffuser de manière concrète des éléments de stratégie RSE et des axes de Développement Durable aux entreprises et employés, à travers des outils ludiques et faciles d’accès. Je trouve qu’éthi’Kdo et OuiLive se retrouvent dans cette manière de sensibiliser à travers des outils (carte-cadeaux/Challenges) vers une transition écologique. Je pense que les cartes éthi’kdo complètent les Challenges OuiLive, et permettent de passer aux actes concrètement après un Challenge de sensibilisation.

8. Un mot à adresser aux entreprises ?

Bravo aux entreprises qui participent à des Challenges OuiLive. Cela permet de sensibiliser vos collaborateurs, et de prendre votre rôle d’employeur à cœur. Si vous souhaitez aller plus loin et faire découvrir des univers de consommation responsable à vos salariés, pensez à la carte-cadeau éthi’Kdo !

Clara Lapeyronie, Content Manager chez OuiLive

Par : Clara Lapeyronie

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[Portrait de OuiLiver] Stéphane Beaumont, Movember

[Portrait de OuiLiver] Stéphane Beaumont, Movember

1. Bonjour Stéphane, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je m’appelle Stéphane Beaumont,
j’ai rejoint le mouvement Movember il y a 12 ans, et
depuis 7 ans je suis l’ambassadeur France de l’association.

Stéphane Beaumont, Ambassadeur France de l'association Movember

Stéphane Beaumont – Ambassadeur France de l’association Movember

2. Pouvez-vous nous présenter Movember ? Comment est né le projet ?

Movember c’est la contraction de “Moustache in November”. C’est une ONG d’origine australienne, qui est partie du fait qu’en 2003, plusieurs personnes ont voulu remettre au goût du jour la moustache, au profit d’une cause, en l’occurrence, à l’époque, le cancer de la prostate. Cette initiative a vraiment explosé et a été rapidement reprise un peu partout dans le monde anglo-saxon, et en France depuis 2011.

Le principe : on se laisse pousser la moustache pour sensibiliser son entourage aux problèmes de santé masculins, que sont les cancers de la prostate et des testicules, et le risque de suicide. Il faut savoir que les hommes aujourd’hui meurent 6 ans plus tôt que les femmes, sans qu’il y ait réellement d’explication à ça, si ce n’est des mauvaises habitudes liées à la santé masculine.

3. Quel est le principe de Movember ? Quelles sont les différentes missions que vous menez ?

Le centre de la mission de Movember c’est le message de prévention sur ces trois causes, notamment les deux cancers masculins (prostate et testicules), où les hommes ne sont pas du tout au courant des gestes de prévention à adopter. Pour comparer avec le cancer du sein, les gestes d’auto-palpation du sein sont maintenant plus ou moins acquis par l’ensemble des femmes, ce qui n’est absolument pas le cas pour les cancers masculins. Donc le premier message c’est effectivement un message de prévention au niveau des cancers masculins.

La deuxième mission concerne la problématique de risque de suicide. Il faut savoir que le suicide est la première cause de mortalité des jeunes en France, mais également partout dans le monde. Movember s’est énormément impliquée au travers de la méthode ALEC, pour permettre aux gens d’apprendre à prendre contact et à interagir avec des personnes qu’ils ressentiraient fragiles.

Les deux principales missions sont donc la prévention et le don d’outils permettant aux gens de lutter contre ces fléaux.

4. Quel est le modèle économique de Movember ?

Le modèle économique de Movember est assez simple. Toutes les informations sur les campagnes de prévention sont disponibles sur le site movember.com. Chaque individu peut créer son profil sur le site (fr.movember.com en France) et appeler aux dons sur sa moustache pour récolter des fonds et financer ces programmes de prévention. C’est donc un modèle qui est basé sur l’engagement individuel de collecte de dons au travers de cette plateforme.

En sachant qu’il est possible de se mettre en équipe et de réaliser des Challenges ; il y a un phénomène de gamification autour de la plateforme. Il y a également des sponsors titres qui aident Movember à aller plus loin.

5. Votre réseau de soutien (particuliers, entreprises mécènes…) représente combien d’acteurs en France ? Dans le monde ?

Nous avons une douzaine de sponsors titre dans le monde. En France nous en avons trois : L’Oréal, Gilette et Pringles. Nous avons un réseau de soutien d’environ 75 000 personnes inscrites et membres de Movember.

Enfin, il y a une cinquantaine d’entreprises qui ont des initiatives, pas forcément grand public, mais qui sont impliquées.

6. Quelles sont vos actions sur le terrain ? Quels sont les plus grands défis à relever pour Movember ?

Notre objectif est d’être présents auprès des gens pour présenter nos programmes de prévention et les inciter à s’inscrire et à aller chercher de l’information.

Il y a également de nombreuses initiatives qui sont prises, notamment à travers des films de prévention. Je voudrais citer l’association française Cerhom, qui collabore avec Movember depuis trois ans pour sortir chaque année un film de prévention sur le cancer testiculaire et le cancer de la prostate.

7. Et vous, pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Movember ?

Je suis un ancien malade. J’ai été traité d’un cancer testiculaire en 2004, et j’ai découvert November par hasard. J’ai eu la chance d’assister à une fabuleuse défaite de la France en 2010, et d’assister à la célébration à l’ambassade d’Australie. J’ai vu débarquer la moitié de l’équipe australienne avec d’énormes moustaches, et j’ai cru que c’était un pari de campagne. J’ai posé naïvement la question, et ils m’ont expliqué que ce n’était pas un pari, mais que c’était Movember. Ayant été malade quelques années plus tôt, je me suis évidemment rendu sur le site anglais (le site français n’existant pas à l’époque), et je me suis inscrit. J’ai rejoint le mouvement et je m’y suis vite impliqué à titre personnel.

8. Pourquoi avoir décidé de vous associer à OuiLive ?

Movember ce n’est pas que la moustache : il y a aussi la notion de “Move” donc de bouger et faire du sport. On ne le répétera jamais assez mais le sport c’est bon pour le corps et pour la santé mentale. Depuis plusieurs années, Movember s’est donné le défi de faire bouger les gens.

OuiLive, à travers les Challenges connectés, a également cette mission de remobiliser les gens au niveau physique, et de les pousser à bouger. L’association s’est faite tout naturellement puisque nos valeurs sont les mêmes.

9. Quelles sont vos attentes concernant le Challenge inter-entreprises développé en partenariat avec OuiLive ?

Le premier objectif est de faire parler davantage de Movember au travers de l’application, grâce à des éléments de communication plus diversifiés que sur le site movember. Le second objectif est d’interagir avec le plus grand nombre d’entreprises, et de récolter des dons au profit de Movember grâce à des dons de particuliers et d’entreprises à travers le Challenge.

Clara Lapeyronie, Content Manager chez OuiLive

Par : Clara Lapeyronie

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