Interview TrainMe Corporate x OuiLive

Interview TrainMe Corporate x OuiLive

1. Bonjour Gatien, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour ! Je suis Gatien Letartre, co-fondateur et président de TrainMe. Mon parcours est assez classique : j’ai fait une école de commerce, puis de l’audit financier. Au bout d’un certain temps et un peu d’ennui, j’ai voulu créer une société dans l’un des secteurs qui me passionne : le sport. J’avais pour objectif de digitaliser la pratique sportive, d’où la volonté de créer TrainMe avec mon associé Anatole : un projet autour de la pratique sportive, le bien-être et la prévention santé, à travers un réseau de professionnels.

Gatien Letartre, co-fondateur et président de TrainMe Corporate

Gatien Letartre – Co-fondateur et Président de TrainMe Corporate

2. Pouvez-vous nous présenter TrainMe ? Comment est né le projet ?

TrainMe est une solution qui permet de faciliter la pratique sportive, le bien-être et la prévention santé à travers des intervenants professionnels. Ce sont des professionnels diplômés, sélectionnés par une équipe dédiée, tels que des coachs sportifs, des professeurs de yoga, des nutritionnistes, des sophrologues… On agrège un réseau de professionnels, qu’on met à disposition de deux typologies de clients : les clients B to C, et surtout ce qui nous intéresse aujourd’hui, les clients entreprises, pour pouvoir mettre en place des programmes sport et bien-être.

Ce projet est né d’une envie de digitaliser et de faciliter la pratique sportive, et aussi de proposer à nos intervenants de trouver de l’activité et de faciliter leur gestion au quotidien. Notre activité avec TrainMe Corporate (service dédié aux entreprises) s’est développée par le biais d’une forte demande de la part d’entreprises. On a donc développé une offre dédiée et adaptée au monde de l’entreprise afin de pouvoir mettre en mouvement les collaborateurs.

3. Quels sont les différents services proposés par TrainMe ?

Chez TrainMe Corporate, notre cœur de métier c’est de mettre en place des programmes sport, bien-être et prévention santé dans les entreprises, à destination des collaborateurs. Concrètement, ça peut prendre plusieurs formes :

  • Animations sportives et bien-être régulières, encadrées et animées par nos intervenants professionnels,
  • Aménagement, gestion et animation d’un espace sport et bien-être au sein d’une organisation, à destination des collaborateurs et collaboratrices,
  • Prévention santé : mise en place de protocoles d’échauffement pour les métiers à forte intensité (logistique, BTP…) ou de protocoles pour limiter les troubles musculo-squelettiques

4. Quels sont les bénéfices pour les entreprises qui font appel à vos services ?

Les bénéfices pour les entreprises sont pluriels. Tout d’abord, le premier bénéfice c’est la marque employeur : cela leur permet d’attirer les talents et de garder les talents actuels, surtout dans un contexte de plus en plus tendu sur le marché de l’emploi. Le deuxième bénéfice, c’est la santé des collaborateurs. Il y a désormais une réelle vocation de l’entreprise de prendre soin de ses salariés, et tout ce que nous mettons en place permet de favoriser et d’améliorer la santé des collaborateurs. Enfin, une notion plus économique : la productivité. De nombreuses études scientifiques montrent que mettre en place ce type de programme (faire bouger ses collaborateurs et prendre soin d’eux) améliore la productivité de l’entreprise.

5. Pourquoi avoir décidé de s’associer à OuiLive à l’occasion de la SQVT ?

L’objectif est d’unifier nos savoir- faire pour proposer la meilleure solution à nos clients. La Semaine pour la Qualité de Vie au Travail est un moment très important pour nous et notre mission mais aussi pour des milliers d’entreprises en France et en Europe. C’est un momentum dans la Qualité de Vie au Travail pour ceux qui veulent mettre en place des programmes. On voulait proposer la meilleure solution, qui va combiner notre savoir-faire et celui de OuiLive. En plus de ça, OuiLive et TrainMe Corporate partagent la même mission globale d’amélioration de la QVT, on partage les mêmes valeurs et cela nous permet de toucher le plus grand nombre.

6. En quoi vont consister les ateliers et conférences proposés durant le Challenge SQVT 2022 ?

Cette année, à l’occasion de la seconde édition du Challenge SQVT, nous avons décidé d’étoffer notre programme. Nous avons donc le plaisir de proposer 2 types de format : les conférences, et les ateliers.

  1. Des conférences inter-entreprises, sur des sujets divers mais qui touchent tous les collaborateurs :
    • Mardi 21 juin 2022 de 11H30 à 12H30

Conférence bien-être et santé – apprendre à gérer son stress au travail.

    • Mercredi 22 juin 2022 de 11H30 à 12H30

Conférence nutrition – composer sa lunch box et conseils healthy. 

    • Jeudi 23 juin 2022 de 11H30 à 12H30

Conférence gestes et postures – prévenir les douleurs liées au télétravail et au travail en général.   

    • Mardi 28 juin 2022 de 11H30 à 12H30 : 

Conférence sur les relations au travail – adopter une communication non violente dans mon équipe. 

    • Jeudi 30 juin 2022 de 11H30 à 12H30

Conférence sommeil et rythme de vie –  équilibre vie professionnelle/vie personnelle, gérer le temps

2. Des activités bien-être et sportives (en présentiel ou en visio live) : Yoga, étirements, méditation, renforcement musculaire, cardio…

7. Pourquoi les entreprises devraient-elles participer au Challenge SQVT 2022 ? Quels seront les bénéfices pour leurs collaborateurs ?

Pour moi, d’un point de vue entreprise, il y a deux approches principales : Premièrement, pour les entreprises qui ont déjà mis des choses en place, notamment des programmes de sport et de bien-être, le Challenge permettra de créer des moments forts, de redynamiser les équipes et de faire découvrir autre chose à leurs collaborateurs.

Deuxièmement, pour les entreprises qui n’ont pas réellement de mesures mises en place autour de la QVT, le Challenge permettra de lancer une nouvelle dynamique, et de mesurer l’intérêt et l’impact sur les collaborateurs. Nous l’avons vu l’année dernière, après le Challenge SQVT, les collaborateurs sont souvent plus impliqués et demandeurs concernant les mesures de QVT.

Ce Challenge est un réel momentum autour de la SQVT, où tout le monde pourra prendre conscience de l’importance de la QVT et les enjeux du bien-être ; puisque le Challenge a une vraie vue d’ensemble sur ces concepts.

Enfin, pour les collaborateurs, le Challenge permet de prendre un moment pour soi, notamment à la fin du premier semestre, et de se retrouver entre collègues autour d’un Challenge à caractère social.

8. Un mot à adresser aux entreprises ?

Il est important de valoriser cette Semaine de la Qualité de Vie au Travail, après ces deux années compliquées, et une vie normale qui reprend enfin. C’est le moment de se retrouver autour de la santé et le bien être des collaborateurs, et pour une cause qui a du sens. Notre Challenge SQVT est un moyen simple et qualitatif d’y parvenir.

Mettre en place des mesures de QVT est très important, mais cela peut également être très chronophage ou compliqué. Avec ce Challenge, on vous apporte une solution clé en mains, pertinente, efficace et simple à mettre en place.

Clara Lapeyronie

Par : Clara Lapeyronie

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Interview Fairtrade/Max Havelaar x OuiLive

Interview Fairtrade/Max Havelaar x OuiLive

1. Bonjour Virginie, pouvez-vous vous présenter ?

Passionnée depuis toujours par les sujets qui lient alimentation et enjeux sociétaux et de durabilité, je travaille depuis plus de 6 ans au sein de l’ONG Max Havelaar France en tant que Directrice de la marque et de la communication. Le rôle de mon équipe est de sensibiliser et de convaincre l’ensemble de nos publics (citoyens-consommateurs, entreprises, institutionnels…) qu’agir pour un monde plus juste et durable est à portée de main tous les jours en faisant le choix d’un commerce plus équitable.

Virginie Perrin, Directrice de la marque et de la communication Max Havelaar France

Virginie Perrin – Directrice de la marque et de la communication chez Max Havelaar France

2. Pouvez-vous nous présenter Max Havelaar France ?

Max Havelaar France fait partie du mouvement international Fairtrade/Max Havelaar qui est le seul système de commerce équitable gouverné à parité égale entre des ONG nationales présentes dans l’hémisphère Nord, comme Max Havelaar France, et au Sud les réseaux de producteur.rice.s et les travailleur.euse.s (c.a.dire 50% des voix à l’Assemblée Générale et dans tous les organes où se prennent les décisions) . C’est un modèle unique en son genre ! Ce mouvement vise à construire un monde dans lequel les producteur.rice.s et les travailleur.euse.s puissent vivre dignement de leur travail et décider de leur avenir. Aujourd’hui c’est plus de 1,95 million de producteur.rice.s. qui bénéficient des conditions du commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar.

3. Quelle est la genèse du projet ?

Notre mouvement est né en 1988, au Chiapas au Mexique alors que des producteurs de café demandent à une ONG néerlandaise qui les soutenait financièrement de les aider différemment. Ils souhaitaient obtenir un prix juste pour leur production, pour prendre en main eux même leur développement “Trade but not aid”. C’est à ce moment que naît l’idée de connecter des consommateurs des marchés de l’hémisphère Nord à des producteur.rice.s à l’autre bout du monde via un label répondant à un cahier des charges strict.

4. Qu’est ce que le commerce équitable ?

Le commerce mondialisé crée des inégalités de plus en plus fortes et contribue à détruire notre planète. Les producteurs et travailleurs salariés sont les premiers maillons de la chaîne et subissent de multiples formes d’exploitation et de violation des droits humains. Le commerce équitable, porté par des ONG (comme Max Havelaar France et le mouvement Fairtrade/Max Havelaar) et des entreprises engagées, s’oppose à ce modèle dominant. Il s’agit d’un modèle d’économie éthique et responsable. Encadré par des cahiers des charges stricts, il est basé sur des modes de production, de commercialisation et de consommation qui contribuent au développement durable.

5. Comment se matérialise-t-il en entreprise ?

Dans tous les secteurs d’activité, des façons d’intégrer le commerce équitable existent : en devenant détenteur de licence (apposer le label sur vos produits) ou encore en choisissant de développer une offre de produits labellisés. Mais également dans votre pratique d’approvisionnement, et cela même si vous ne développez pas de produits. Il est toujours possible de mettre à disposition des produits à destination de vos salariés comme le café, le thé, les boissons fraîches… d’intégrer une offre équitable pour les restaurants et cantines d’entreprises. Et pourquoi pas proposer à vos salariés qui ont des tenues professionnelles de porter un vêtement en coton équitable Fairtrade/Max Havelaar ? Bref, il y a toute une palette pour intégrer le commerce équitable dans les entreprises !

6. Quel est le principe du commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar ?

Logo de l'ONG Max Havelaar et membre fondateur du mouvement Fairtrade International

En France, le commerce équitable bénéficie d’une inscription dans la loi depuis 2005 car il répond à des critères précis. Quand vous voyez le label Fairtrade/max Havelaar sur un produit, vous savez qu’il garantit :

  • Un prix minimum garanti qui agit comme un filet de sécurité pour les producteur.rice.s
  • Une prime de développement pour financer des projets collectifs économiques, sociaux et environnementaux
  • Des conditions de travail décentes 
  • L’autonomie des coopératives de producteurs 
  • La protection de l’environnement

7. Quelles sont les différentes missions que vous menez ?

Nos missions sont larges. Il s’agit principalement de soutenir nos réseaux de producteurs, de développer les marchés, créer de nouvelles filières équitables en engageant des entreprises, d’éveiller les consciences des citoyen.ne.s et de tous les publics aux enjeux du commerce équitable et de développer le plaidoyer envers les gouvernements et les partenaires économiques pour relever les défis globaux d’échanges internationaux plus justes.

8. Quel est le modèle économique de Max Havelaar France ?

Le modèle économique repose sur le versement d’une redevance par les partenaires économiques, en échange de l’utilisation du label sur le packaging du produit final commercialisé.

9. Votre réseau d’entreprises partenaires représente combien d’acteurs en France ? Dans le monde ?

Il convient déjà de définir ce que nous appelons une entreprise partenaire. Pour être partenaire de l’association Max Havelaar France, il faut obligatoirement acheter, transformer ou commercialiser des matières premières certifiées Fairtrade/Max Havelaar ou des produits labellisés Fairtrade/Max Havelaar. Nous certifions à ce jour plus de 50 filières dans l’alimentation, le textile… Notre réseau d’entreprises en France représente plus de 380 marques engagées soit plus de de 5 300 produits vendus sur le marché France. Au niveau mondial c’est près de 3 000 entreprises et plus de 38 000 produits.

10. Quel est le lien entre Fairtrade et Max Havelaar ?

C’est la même famille ! L’association Max Havelaar France fait partie du mouvement international de commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar qui comprend 26 ONG, 3 réseaux de producteur.rice.s, dans plus de 72 pays et représente plus de 1,95 millions de producteur.rice.s.

11. Quelles sont vos actions sur le terrain ? Quels sont les plus grands défis à relever pour Fairtrade ?

Les actions du mouvement Fairtrade/Max Havelaar peuvent prendre plusieurs formes. La prime de développement redistribuée chaque année aux coopératives certifiées Fairtrade/Max Havelaar permet de financer des projets économiques, sociaux et environnementaux. Cela va par exemple de l’achat de matériel pour améliorer la sécurité et la productivité (bottes, tracteurs, matériel agricole), à la construction de centres de santé, d’achat de matériel scolaire, en passant par le financement d’initiatives pour une agriculture plus durable (type agroforesterie).

12. Pourquoi avoir décidé de vous associer à OuiLive & TrainMe Corporate lors du Challenge SQVT 2022 ?

Notre modèle de transformation du commerce mondial repose depuis toujours sur le partenariat avec le monde des entreprises et les citoyens-consommateurs de plus en plus enclins à changer leurs pratiques. L’association avec OuiLive & TrainMe Corporate a donc été très naturelle. C’est une opportunité de sensibiliser des entreprises qui aujourd’hui n’auraient pas identifié dans leur levier RSE le commerce équitable et de mobiliser toujours plus de personnes autour de nos enjeux. Et faire que demain, toujours plus de producteur.rice.s bénéficient des conditions d’un commerce plus équitable.

13. Quel est l’impact concret pour Fairtrade lorsqu’une entreprise s’engage dans le Challenge SQVT 2022 ? Pouvez-vous nous en dire plus sur l’École du Leadership ?

De manière très concrète, les entreprises qui décident de s’engager dans le Challenge SQVT 2022 vont permettre de financer l’entrée d’une ou plusieurs élèves au sein de l’École de Leadership des Femmes de Fairtrade Africa en Côte d’Ivoire.
L’objectif de cette formation est de sensibiliser les femmes et les hommes des coopératives certifiées Fairtrade/Max Havelaar aux questions de genre et faire réfléchir à la place de la femme dans la société. Chaque personne formée bénéficie d’une année de formation au cours de laquelle elle apprend ses droits, à gérer l’argent de son entreprise et de son foyer, à prendre confiance en elle… Des cours “terrain” sont également proposés pour présenter des initiatives d’autres femmes ayant suivi le cursus (ex : des élevages d’escargots, très prisés en Côte d’Ivoire).
À l’issue de la formation, la personne formée a pour mission de former sa communauté. Elle devient ambassadrice de l’École du Leadership des Femmes.

14. Un mot à adresser aux entreprises susceptibles de se mobiliser pour ce Challenge ?

Grâce au Challenge SQVT 2022, nous voulons engager le maximum d’entreprises et leurs collaborateurs autour de nos enjeux de commerce équitable et d’empowerment des femmes. Mais aussi, agir tous ensemble concrètement pour l’École du Leadership des Femmes qui offre une formidable opportunité d’émancipation aux productrices de Côte d’Ivoire.

Clara Lapeyronie

Par : Clara Lapeyronie

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[Portrait de OuiLiver] Martin Colognoli, Coral Guardian

1. Bonjour Martin, pouvez-vous vous présenter ? Je suis Martin Colognoli, je suis de formation en biologie marine, écologie marine et aquaculture. J’ai toujours été passionné par les milieux aquatiques et par tout ce qui est sous l’eau, que ce soit de l’eau douce ou...

[Portrait de OuiLiver] Benjamin Combes, Les Ateliers Durables

1. Bonjour Benjamin, pouvez-vous vous présenter ? J'ai 41 ans. Je suis le fondateur des Ateliers Durables et suis coordinateur du réseau. J'ai monté l'entreprise en 2012, on va bientôt fêter nos 10 ans. J'ai fait mes études en école de commerce à une époque où il n'y...

[Portrait de OuiLiver] Sabrina Lucatelli, Nicolas

1. Bonjour Mme Lucatelli, pouvez-vous vous présenter ?Bonjour, je suis la responsable du pôle RSE chez Nicolas. Mon cœur de métier, c’est les ressources humaines,  mais chez Nicolas, la direction générale a décidé d’inclure les RH dans la RSE et non l’inverse comme on...

[Portrait de OuiLiver] Nathalie Presson, Cancer@Work

1. Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? Je suis Nathalie Presson, directrice générale de Cancer@Work depuis février 2019. J’ai commencé ma carrière dans le domaine de l'assurance pendant 14 ans. Puis, j’ai décidé, à partir de 2002 de m'engager sur les sujets de...

[Portrait de OuiLiver] Yoann Magnin, Solikend

1. Bonjour Yoann, pouvez-vous vous présenter ? Je suis Yoann, co-fondateur de Solikend. J’habite Biarritz, je suis tombé amoureux du Pays Basque, ce qui explique que j’ai eu envie d’entreprendre dans cette région, et qui a constitué le début de l’aventure...
Interview Proxité x OuiLive

Interview Proxité x OuiLive

1. Bonjour Marion, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Marion Gommard, Responsable Partenariats et Fundraising pour Proxité. J’y travaille depuis plus de 2 ans maintenant : je suis arrivée à un moment charnière de la vie de Proxité où l’association a amorcé son passage à l’échelle : d’une action principalement francilienne, elle a essaimé dans 23 villes et 9 régions en France métropolitaine, et anime désormais 44 antennes d’accueil au cœur des quartiers ! Je suis ravie de participer à cette mission essentielle pour l’égalité des chances de la jeunesse.

Marion Gommard, Responsable Partenariats et Fundraising pour Proxité

Marion Gommard – Responsable Partenariats et Fundraising pour Proxité

2. Pouvez-vous nous présenter Proxité ? Comment est né le projet ?

Proxité a été créée à Saint-Denis en 2002 par l’avocat Félix de Belloy, qui faisait de l’aide juridictionnelle auprès de jeunes. En évoquant les freins à leur réussite avec les jeunes et leurs familles, il a souhaité agir en amont et faire se rencontrer ces deux mondes qui vivent l’un en face de l’autre : les quartiers et les entreprises. C’est ainsi qu’est née l’idée du mentorat : mettre en relation un jeune de quartier en difficulté avec un mentor actif dans le monde du travail qui souhaite s’engager pour l’égalité des chances sur son territoire en transmettant ses savoirs et retours d’expérience.

Aujourd’hui, convaincus que chaque jeune peut choisir son orientation et concrétiser son projet professionnel s’il est informé, outillé et soutenu, nous accompagnons 2 400 bénéficiaires de la 6ème à l’insertion professionnelle : isolés, protégés, mineurs non accompagnés majoritairement résidents de Quartiers prioritaires de la Politique de la Ville (QPV) et/ou orientés par des structures sociales. Notre accompagnement a lieu dans des antennes d’accueil Proxité au coeur des quartiers et dans les entreprises des bénévoles, et il inclut :

  • Du mentorat individuel,
  • Des temps collectifs : ateliers (développement de compétences, orientation, découverte de métiers et visites d’entreprises), sorties culturelles et temps fédérateurs permettant de créer du lien social au cœur des quartiers.

Cet accompagnement est une réponse concrète pour les jeunes qui rencontrent des difficultés dans leur scolarité, leur orientation et leur insertion professionnelle et sont isolés face à ces obstacles socioculturels et psychologiques : manque d’informations, d’outils, de réseau, de mixité sociale, mais aussi autocensure et manque de confiance en eux ou de motivation.

En lien avec les acteurs socio-éducatifs locaux, nous proposons à ces jeunes un accompagnement sur-mesure, dont les contenus et le rythme sont adaptés à leurs besoins, demandes et parcours. Nous accordons également une attention particulière à la formation, l’accompagnement et le suivi des bénévoles qui interviennent sur nos programmes.

En créant des passerelles entre différents acteurs d’un même territoire (jeunes en difficulté, bénévoles actifs, partenaires entreprises, associatifs et publics), nous contribuons également au renforcement du lien social à l’échelle des quartiers où nous sommes implantés.

Près de 20 ans après les premiers binômes de mentorat, nous avons accompagné plus de 6 500 jeunes et déployé nos actions dans 9 régions à travers 23 villes et touchant plus de 100 QPV pour répondre aux besoins d’accompagnement déjà conséquents avant la crise sanitaire. Nous évaluons régulièrement notre impact : en 2020 et 2021, 82% des jeunes scolarisés ont amélioré leurs résultats scolaires, 83% des jeunes ont trouvé l’orientation qu’ils souhaitaient, et 83% des jeunes ont obtenu la formation, l’alternance ou l’emploi qu’ils souhaitaient.

3. Quel est le fonctionnement du dispositif Proxité ?

À l’échelle des quartiers où nous travaillons, nous créons un réseau de partenaires socio-éducatifs (établissements scolaires et de formation, Missions locales, Pôle Emploi, structures de l’Aide Sociale à l’Enfance, associations socio-éducatives locales) permettant d’identifier des jeunes en besoin d’accompagnement. Certains de nos bénéficiaires nous viennent également par le bouche-à-oreille, parce qu’un frère, une sœur ou des amis ont été accompagnés par Proxité. En parallèle, nous échangeons avec les services des collectivités publiques et nous créons un réseau de partenaires entreprises locales, permettant d’encourager l’engagement de leurs collaborateurs.

Un référent Proxité rencontre chaque jeune et chaque bénévole individuellement afin de définir les besoins, appétences, compétences éventuelles et disponibilités ; puis le matching du binôme est effectué sur-mesure. Nous proposons une formation initiale puis un parcours de formations complémentaires et temps d’échanges de bonnes pratiques à chaque mentor. Le référent Proxité accompagne chaque binôme avec des bilans réguliers, des conseils et des ressources pédagogiques. Le binôme se rencontre dans des antennes d’accueil Proxité le soir en semaine, ou sur le lieu de travail du mentor. Au cours de leur relation de mentorat, nous proposons également des ateliers collectifs à chaque jeune et des sorties culturelles à chaque binôme.

4. Quel est le modèle économique de l’association ?

Notre modèle repose sur l’engagement des bénévoles mentors et animateurs d’ateliers. L’accompagnement proposé est bien sûr gratuit pour les jeunes bénéficiaires : notre action est donc entièrement financée par des dons d’entreprises (36%), des subventions publiques (34%), des fondations philanthropiques (17%) et des dons de particuliers (14%).

5. Votre réseau de soutien (bénévoles, entreprises mécènes…) représente globalement combien d’acteurs ?

Nous mobilisons 2 400 bénévoles en 2022, et plus de 50 entreprises mécènes.

6. Avez-vous un exemple de collaboration réussie avec une entreprise ?

Nous essayons de co-construire des partenariats à 360°, qui font sens pour l’entreprise comme pour Proxité. Ainsi par exemple, en 2021 avec la Fondation SNCF, nous avons engagé plus 40 collaborateurs dans 5 régions, animé 2 antennes d’accueil dans des locaux SNCF à Saint-Denis, posté des missions valorisées en mécénat de compétences sur sa plateforme d’engagement collaborateur, organisé des actions de communications interne sur différents sites en région, bénéficié d’un transport pour nos binômes lillois afin de se participer à un challenge culturel à Dunkerque… et nous avons bénéficié de soutiens financiers au titre du mécénat, et via la taxe d’apprentissage que nous collectons également.

7. Quelles actions pourraient être mises en place par les entreprises participantes à des Challenge OuiLive pour soutenir votre association ?

Nos modalités de partenariat incluent :

  • L’engagement régulier et sur 1 an de collaborateurs, en tant que mentors ;
  • L’engagement ponctuel de collaborateurs, afin d’animer des ateliers collectifs (compétences, découverte de métiers, entretiens blancs…,) et d’accueillir des stages de 3ᵉ ;
  • La mise à disposition de locaux, de façon durable, afin d’animer une antenne d’accueil, ou de façon ponctuelle, afin d’accueillir un événement interne Proxité ;
  • La collecte de matériel informatique reconditionné à destination de jeunes en fracture numérique ;
  • Un don de l’entreprise au titre du mécénat ;
  • Le versement du solde (13%) de la taxe d’apprentissage à Proxité.

8. Un mot à adresser aux lecteurs ?

C’est encore nos jeunes bénéficiaires qui parlent le mieux de notre action :

« Je conseillerais vraiment Proxité à d’autres jeunes, surtout ceux qui peuvent être en situation de décrochage. À un moment, j’ai voulu abandonner et Proxité a été d’un grand soutien pour moi. Cela m’a permis de rester focalisé, de ne pas trop me disperser. J’ai passé le bac en tant que candidat libre en septembre, et je l’ai eu ! »

Abass, en parrainage avec Manika depuis février 2020, Seine-Saint-Denis

Clara Lapeyronie

Par : Clara Lapeyronie

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1. Bonjour Benjamin, pouvez-vous vous présenter ? J'ai 41 ans. Je suis le fondateur des Ateliers Durables et suis coordinateur du réseau. J'ai monté l'entreprise en 2012, on va bientôt fêter nos 10 ans. J'ai fait mes études en école de commerce à une époque où il n'y...

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1. Bonjour Yoann, pouvez-vous vous présenter ? Je suis Yoann, co-fondateur de Solikend. J’habite Biarritz, je suis tombé amoureux du Pays Basque, ce qui explique que j’ai eu envie d’entreprendre dans cette région, et qui a constitué le début de l’aventure...
Interview E2C Paris x OuiLive

Interview E2C Paris x OuiLive

1. Bonjour Garance ZAPPINI, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Responsable Mécénat et Philanthropie à l’École de la 2e Chance de Paris. Je développe et anime les partenariats privés en faveur de l’association, notamment avec des entreprises mécènes. Mon rôle est de faire naître des projets à fort impact pour nos jeunes, d’écrire de belles histoires entre notre organisation et nos donateurs et de décupler les énergies en faveur de l’insertion citoyenne et professionnelle des jeunes !

Garance Zappini, Responsable Mécénat et Philanthropie à l’Ecole de la 2e Chance de Paris

Garance Zappini – Responsable Mécénat et Philanthropie à l’Ecole de la 2e Chance de Paris

2. Pouvez-vous nous présenter E2C Paris ? Comment est né le projet ?

L’École de la 2e Chance (E2C) a pour objectif de donner à chaque jeune les moyens de s’insérer dans l’emploi et la société, qu’importe son milieu social, économique ou culturel. Les Écoles de la 2e Chance ont été créées en 1995 à l’initiative d’Édith Cresson (alors Commissaire Européenne chargée de la Science, de la Recherche et du Développement) pour assurer l’insertion professionnelle de jeunes motivés, sortis du système scolaire et sans qualification. Aujourd’hui, le Réseau E2C France est composé de plus de 50 membres, l’E2C Paris est l’un d’entre eux.

3. Quel est le principe de E2C Paris ?

L’E2C Paris a été créée en 2007 avec l’ambition de donner cette « deuxième chance » à tous les jeunes de 16 à 25 ans ayant des difficultés à trouver leur voie : décrocheurs scolaires, « NEET » (jeunes ni en emploi, ni en formation, ni en étude), issus de milieux défavorisés, primo-arrivants et/ou résidents des quartiers politiques de la ville…

Nous faisons une promesse forte à chacun des jeunes qui pousse la porte de notre association : ressortir avec un emploi et une place dans la société. Nous les aidons à dessiner leur futur tout en prenant en compte leurs particularités et leurs atouts.

Notre parcours dure 5 mois en moyenne et alterne entre temps à l’école et temps de stage en entreprise. Notre équipe s’adapte aux besoins individuels des jeunes et adopte une pédagogie par compétences, centrée sur la participation et le développement de la conscience et de l’engagement citoyen. Nous avons une approche globale pour répondre aux besoins de chaque jeune et lever les freins tels que le logement, la santé, les difficultés psychologiques…

Et nos résultats témoignent de la qualité de notre parcours :
  • 500 jeunes accompagnés par an,
  • 80% des jeunes insérés à l’issue du parcours,
  • 86% un an après la fin du parcours.

4. Quel est le modèle économique de E2C Paris ?

Nos principaux financeurs (80% du budget) sont les structures publiques (État déconcentré, Ville de Paris et Région Ile-de-France) ainsi que la collecte de la taxe d’apprentissage.
Le reste de nos ressources repose sur des contributions en nature (mise à disposition de biens et de services, bénévolat) et sur les fonds privés (mécénat d’entreprise, fondations ou dons de particuliers).

5. Votre réseau d’entreprises mécènes représente globalement combien d’acteurs ?

Les entreprises sont au cœur de notre dispositif : elles présentent leurs métiers aux jeunes, les prennent en stage ou les accompagnent via du mentorat. Ce sont plus de 700 entreprises qui, chaque année, leur donnent cette « deuxième chance » de s’insérer dans l’emploi.
Grâce à ces partenariats, nous révélons des vocations et des opportunités chez les jeunes !

Concernant notre réseau de mécènes, nous sommes au début de notre stratégie de financements privés : une dizaine d’entreprises nous soutiennent par du mécénat financier, de compétence ou en nature. Mais pour multiplier notre impact et financer notre développement, nous avons besoin d’un plus grand nombre de soutiens !

6. Quelles actions pourraient être mises en place par les entreprises participantes à des Challenges OuiLive pour soutenir votre association ?

Soutenir notre association peut passer par la sensibilisation de vos collaborateurs aux thématiques d’égalité des chances et d’insertion des jeunes : par le jeu, le sport ou des quizz, nous pouvons mettre en place un Challenge OuiLive pour déconstruire les préjugés et leur faire prendre conscience du parcours parfois difficile que vivent nos jeunes pour trouver leur place dans la société.

Grâce à OuiLive, votre entreprise peut également financer une partie ou l’ensemble du parcours vers l’emploi des jeunes que nous accompagnons et suivre, pas à pas, leur insertion dans la société.

Enfin, au-delà des Challenges, les collaborateurs pourront s’impliquer concrètement en réalisant du mentorat auprès de nos jeunes, en leur consacrant quelques heures par mois pour les conseiller, les entraîner aux entretiens de recrutement, les mettre en relation avec des personnes clés de leur réseau…

7. Un mot à adresser aux entreprises ?

Soutenir l’E2C Paris, c’est agir concrètement pour l’égalité des chances : vous donnez les moyens à des jeunes en difficulté de trouver leur place dans la société et d’en faire des citoyens actifs ! C’est aussi permettre à vos collaborateurs de se mobiliser pour la jeunesse de leur territoire, vous leur apportez un sens et une richesse humaine complémentaire à ce qu’ils trouvent dans leur travail quotidien !

Clara Lapeyronie

Par : Clara Lapeyronie

[Portrait de OuiLiver] Emma Urbain, Reforest’Action

[Portrait de OuiLiver] Emma Urbain, Reforest’Action

1. Bonjour Emma, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis arrivée en mars 2020 chez Reforest’Action. Tout d’abord consultante sur les solutions climat & biodiversité, j’occupe désormais la fonction de chargée de partenariats & événementiel. Ma mission consiste à déployer des actions de sensibilisation aux enjeux et bénéfices des forêts.

Carola Berfini, Responsable du pôle Ressources de l’association Un enfant par la main

Emma Urbain – Chargée de Partenariats Reforest’Action

2. Pouvez-vous nous présenter Reforest’Action ? Comment est né le projet ?

Spécialiste de la forêt depuis 12 ans, Reforest’Action est une entreprise certifiée B Corp dont la mission est de préserver, restaurer et créer des forêts, en réponse à l’urgence climatique et à l’érosion de la biodiversité, en y associant les enjeux socio-économiques des populations locales. En 2010, Stéphane Hallaire, Président Fondateur de Reforest’Action, voyage au Sénégal et participe à un projet de reforestation. Il y plante son premier arbre, un manguier, et a une véritable révélation sur l’importance des services offerts par les arbres. A son retour en France, il quitte son emploi d’ingénieur et fonde Reforest’Action.

3. Quel est le principe de Reforest’Action ?

Reforest’Action sélectionne des projets forestiers, les soutient et en assure la qualité avec pour principes fondamentaux :

  • La diversification des essences pour favoriser la résilience des forêts,
  • Une approche collaborative avec les porteurs de projets sur le terrain parce qu’il est essentiel d’avoir une démarche adaptée à chaque paysage en considérant sa biodiversité et la culture des populations locales,
  • Le suivi des projets dans la durée, parce que l’enjeu n’est pas tant l’arbre planté que le bon développement de l’ensemble de l’écosystème et des services qu’il offre dans la durée.

4. Quel est le modèle économique de Reforest’Action ?

Pour mener à bien notre mission, nous avons besoin de financements et le modèle unique de Reforest’Action permet de démocratiser la reforestation et de permettre à qui le souhaite d’agir en finançant des arbres ou de la régénération naturelle de forêt sur le projet de son choix, partout dans le monde. Ces financements permettent à Reforest’Action de sélectionner, soutenir et suivre dans la durée des projets forestiers avec pour objectif de développer leurs multiples bénéfices environnementaux, sociaux et économiques. Depuis sa création en 2010, Reforest’Action a financé plus de 20 millions d’arbres dans 42 pays grâce à la contribution de 3 000 entreprises et de 300 000 citoyens.

5. A qui vous adressez-vous ? Aux entreprises ? Aux particuliers ? Quelles sont les actions mises en place ?

Le modèle unique de Reforest’Action permet de démocratiser la reforestation. Grâce à notre plateforme digitale de « crowdplanting », les entreprises et les citoyens ont les moyens concrets d’agir en finançant la restauration d’écosystèmes forestiers partout dans le monde. Tous ceux qui le souhaitent sont donc les bienvenus et chacun peut participer à son niveau ! Outre la plateforme, qui permet de contribuer « online », nous proposons par ailleurs diverses solutions à destination des entreprises telles que le financement de projets forestiers, la contribution climatique via l’achat de crédits carbone, la mise en œuvre de projets agroforestiers qui viennent impacter positivement les chaînes de valeur et la création de forêts urbaines.

6. Quels sont les bénéfices pour les entreprises et les salariés de participer à un projet de reforestation ?

Agir pour la reforestation, c’est avant tout agir au service de l’intérêt général. La forêt délivre de multiples services écosystémiques qui bénéficient à l’humanité toute entière : c’est le premier puits de carbone et le premier foyer de biodiversité sur nos terres émergées, mais pas que ! Elles offrent de nombreux autres co-bénéfices tels que la ressource en eau, la protection des sols et des territoires, et c’est plus largement un vivier de ressources économiques formidables en termes d’emploi, de ressources alimentaires et de transition énergétique par exemple. Pour l’entreprise, développer une stratégie forêt permet de mobiliser ses parties prenantes autour d’une action qui a du sens. En reliant la forêt à ses propres enjeux, l’entreprise rend son modèle plus durable. À ce titre, les collaborateurs ont leur rôle à jouer, chaque initiative en faveur des forêts compte. S’engager en faveur des forêts ne doit plus être perçu aujourd’hui comme un élément différenciant pour les entreprises, mais comme une règle dont chacune doit se doter.

7. Quelles synergies mettez-vous en place avec OuiLive ?

À l’occasion de la 4e édition du Mois de la Forêt, nous co-organisons deux Challenges connectés, un à destination des entreprises et un à destination des citoyens, une façon ludique et innovante de les sensibiliser et de les engager pour la cause des forêts tout en soutenant notre projet de reforestation en Indonésie ! Si l’action est essentielle, la sensibilisation pour éveiller les consciences l’est aussi.

8. Un mot pour la fin ?

Je partagerais la citation de Magret Mead qui dit « Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens engagés et réfléchis puisse changer le monde. En réalité, c’est toujours ce qu’il s’est passé« .
À ce titre, consommateurs et collaborateurs ont un rôle fondamental à jouer, notamment en termes d’influence et tout autant que les entreprises qui ont collectivement les moyens d’agir financièrement à la hauteur des enjeux. C’est une démarche de contribution collective dans laquelle chacun à son rôle à jouer.

Clara Lapeyronie

Par : Clara Lapeyronie

[Portrait de OuiLiver] Carola Berfini, Un enfant par la main

[Portrait de OuiLiver] Carola Berfini, Un enfant par la main

1. Bonjour Carola, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je suis Carola Berfini, Responsable du pôle Ressources de l’association Un enfant par la main. Ce pôle vise à développer la notoriété d’Un Enfant par la Main, à assurer la pérennité des partenariats existants et en générer de nouveaux, recruter de nouveaux parrains et donateurs et à faire émerger de nouvelles sources de collecte.

Carola Berfini, Responsable du pôle Ressources de l’association Un enfant par la main

Carola Berfini – Responsable du pôle Ressources de l’association Un enfant par la main

2. Pouvez-vous nous présenter Un enfant par la main ?

Un enfant par la main est une association de solidarité internationale qui œuvre pour les enfants démunis dans les pays d’Afrique, Asie et Amérique du Sud. Notre réseau international ChildFund Alliance nous permet d’intervenir dans 18 pays. Nous intervenons avec des programmes en direct en Haïti et à Madagascar.

3. Quel est le principe d’Un enfant par la main ?

Notre mission est d’accompagner les enfants pour devenir des adultes autonomes et responsables dans une approche holistique basée sur les droits des enfants définis par la convention internationale des droits des enfants. Nos actions s’organisent autour de cinq grands thématiques : l’éducation, l’accès à l’eau, la nutrition, la santé et le développement économique et agricole. En collaboration avec des partenaires locaux et en s’appuyant sur les besoins exprimés par les familles, Un Enfant Par La Main développe des programmes adaptés aux différentes étapes de vie des enfants, leur permettant ainsi de s’épanouir pleinement. En Haïti, par exemple, nous menons à la fois des projets d’infrastructure comme la construction de salle de classe, de citernes ou encore de blocs sanitaires et aussi des projets de développement comme la formation des enfants et des professeurs, la sensibilisation aux droits des enfants, ou encore des échanges de paysans sur des sujets d’agriculture et d’environnement.

4. Quel est le modèle économique de votre association ?

Un Enfant par la Main est une association de parrainage. Au sein des programmes de parrainage, tous les enfants de la communauté ainsi que leurs familles sont directement ou indirectement bénéficiaires des activités de développement. La contribution mensuelle de 25€/mois minimum ne va pas directement à l’enfant, mais au programme de développement dans lequel il est inscrit. 80 % des fonds sont reversés sur le terrain et 20% sont dédiés aux frais de fonctionnement, de sensibilisation, de communication et de développement d’Un Enfant par la Main. En parallèle, nos projets de développement peuvent être financés par des bailleurs publics tels que l’Agence Française de Développement, des fondations ou encore par des entreprises partenaires.

5. Combien d’acteurs représente votre réseau de soutien (bénévoles, entreprises mécènes, donateurs…) ?

Nous avons une équipe de 15 personnes. Nous avons la chance de compter à nos côtés plus de 11 000 parrains, 250 bénévoles et plus de 150 entreprises mécènes.

6. Quelles actions pourraient être mises en place par les entreprises participantes à des Challenges OuiLive pour soutenir votre association ?

Pour fédérer l’ensemble des collaborateurs autour d’un projet, je recommande la mise en place d’événements de collecte : marcher, courir, bouger pour la bonne cause ! Organisez avec vos collaborateurs des manifestations sportives ou culturelles au profit de l’Association.

Une très belle idée est aussi la mise en place d’un “DO GOOD DAY” : invitez vos salariés à participer à une cagnotte pour nos actions, par exemple à l’occasion du Giving Tuesday.

Ou encore l’organisation d’une vente solidaire au profit de l’association avec une animation dans le hall de votre entreprise.

Lors de la mise en place des Challenges connectés OuiLive, nous proposons aux clients de financer l’un des 3 projets suivants :

  • La distribution de kits scolaires aux enfants de notre programme en Haïti. En Haïti, 90% des écoles sont privées, ce qui contraint les parents à payer cher les frais de scolarité de leurs enfants, en plus des dépenses liées à l’achat de livres et fournitures ainsi que l’achat des uniformes scolaires. Nous voulons donc offrir un kit scolaire à 400 enfants. Ces kits seront composés de stylos et de crayons, d’une règle, d’un cahier, d’une gomme, d’une boîte d’instruments géométriques, le tout dans un sac à dos.
  • Financer des kits pour faire face au froid en Inde. Les habitants de Delhi doivent s’adapter à une forte variation de températures entre l’été et l’hiver. Nous finançons donc des kits composés d’une moustiquaire et d’une couverture, pour permettre aux familles de lutter contre le froid l’hiver, et le paludisme le reste de l’année.
  • Participer à la donation d’une chèvre pour les familles au Sénégal. Au Sénégal, 19% des enfants souffrent d’insuffisance pondérale. L’objectif du financement d’une chèvre est de permettre aux enfants d’avoir un apport minimum nécessaire en calcium, et de générer un revenu pour leurs familles grâce à la vente des produits tels que le fromage, le lait, etc.

7. Un mot à adresser aux entreprises ?

Le bonheur est dans le partage : partage de moments, d’actions, de savoir… Nous constatons que l’engagement solidaire est un vrai créateur d’enthousiasme collectif. S’engager pour que les enfants puissent grandir et devenir à leur tour des personnes responsables, c’est un challenge formidable.

Clara Lapeyronie

Par : Clara Lapeyronie