[Portrait de OuiLiver] Tancrède Du Réau, Sorewards

[Portrait de OuiLiver] Tancrède Du Réau, Sorewards

1. Bonjour Tancrède, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je suis Tancrède, co-fondateur de Sorewards. Je suis Nantais depuis 2015, marié avec deux enfants, et passionné par les océans et les sports de glisse. Je suis également passionné par toutes les questions environnementales, et très engagé, notamment à travers le bénévolat, chez Surfrider Foundation Europe, que je connais depuis que je suis petit. C’est une association qui me tient à cœur, tout autant que la cause de la protection des océans.

Tancrède Du Réau, Directeur associé Open Digital et Cofondateur de l'entreprise Sorewards

Tancrède Du Réau – Directeur associé Open Digital & Cofondateur de Sorewards

2. Pouvez-vous nous présenter Sorewards ? Comment est né le projet ?

J’ai créé Sorewards en 2019 avec deux associés ; nous sommes quatre aujourd’hui. Ce qui nous a rapproché, ce sont ces valeurs tournées vers l’économie sociale et solidaire.

Sorewards est né de différentes envies. On s’est intéressé à la façon de motiver les équipes, et notamment à travers la carte cadeau. On a tous déjà fait l’expérience de la carte cadeau, et fort est de constater qu’aujourd’hui une carte cadeau n’est pas un levier de motivation très satisfaisant, pour différentes raisons. La première, c’est que le modèle économique sur lequel reposent les cartes cadeaux, notamment non-consommées, est un modèle qui n’est pas éthique, et que les réseaux d’acceptation sont très limités. La seconde, bien que que la carte cadeau soit un poids important dans le pouvoir d’achat de certaines personnes, pour d’autres, elle n’est qu’un “plus”, et ces personnes se forcent donc à consommer.

On s’est donc dit qu’on pourrait encourager les détenteurs des cartes cadeaux à faire un don, parce que les associations ont besoin de financements. La carte cadeau peut être un formidable levier, au même titre que l’arrondi, ou le microdon. On a donc pensé avoir une belle opportunité de répondre à des besoins de l’entreprise pour les accompagner dans la distribution de récompenses au sein de leurs équipes, de permettre aux bénéficiaires d’avoir une récompense plus satisfaisante, et enfin de soutenir les associations qui ont besoin de financements.

Aujourd’hui, le marché de la carte cadeau est un gros marché, qui représente environ 5 milliards d’euros, avec une très forte croissance. Notre objectif est de pouvoir flécher une partie de cette masse financière vers les associations, en faisant contribuer les bénéficiaires des cartes cadeaux, et en embarquant les collaborateurs et les entreprises dans cette démarche. Cette carte cadeau devient donc un outil RSE et un outil de la marque employeur. C’est toute une chaîne de générosité entre les entreprises, les collaborateurs et les associations.

3. Quel est le principe de Sorewards ?

Notre carte cadeau est 100% dématérialisée. A partir de notre plateforme, nos clients, qui sont exclusivement des clients B to B, vont pouvoir faire un transfert de dotations, créer des bénéficiaires et effectuer une distribution de cartes cadeaux dématérialisées (à leurs couleurs s’ils le souhaitent, puisque nous fonctionnons en marque blanche). Le bénéficiaire va recevoir sa carte cadeau par e-mail, et va pouvoir accéder à la web application sur laquelle il pourra faire un don ou un achat en ligne. On ne demande rien aux associations, si ce n’est de s’engager dans la communication. Le but est de créer du lien entre l’entreprise, les collaborateurs et les associations. Tout est fait pour qu’il ne reste aucun argent sur les cartes cadeaux (notamment avec des e-mails de rappel). Lorsqu’une carte cadeau n’est pas entièrement dépensée, nous restituons le “non-consommé” à l’entreprise, pour qu’elle fasse un don. On ne fait pas le don nous-même, car nous souhaitons réellement que celui-ci soit fait par le bénéficiaire de la carte ou par l’entreprise.

4. Quel est le modèle économique de Sorewards ?

Aujourd’hui, la carte cadeau repose sur 2 modèles économiques : le “non-consommé”, qui représente 20 à 30% des montants, et qui est un modèle assez frustrant pour les bénéficiaires et les entreprises, et la “rémunération sur le réseau d’acceptation”.

Nous avons réinventé le modèle économique de la carte cadeau. Nous souhaitions ouvrir davantage le réseau pour offrir plus de choix, s’ouvrir à l’international, et s’engager à ce que 100% des dons soient reversés aux associations, sans leur réclamer de rétro-commission. Cette carte cadeau devient donc un outil RSE et un élément de la marque employeur, et nous considérons que c’est un service à forte valeur ajoutée pour les entreprises, et qu’elles sont donc en mesure de le prendre à leur charge.

Notre service est facturé à l’entreprise en tant que frais de gestion : il s’agit d’un pourcentage sur le montant de la dotation. Cette information leur est donnée en amont, c’est donc 100% transparent.

5. Quels sont les bénéfices pour les entreprises et les salariés d’activer un dispositif Sorewards ?

Le premier bénéfice pour l’entreprise c’est de faciliter sa gestion de distribution de récompense. Les derniers mois, avec la crise du Covid, ont accéléré la dématérialisation. Même si le numérique consomme de l’énergie, ça reste moins énergivore que la distribution de chèques physiques, et plus pratique au niveau de la logistique. De plus, une entreprise qui a des filiales va pouvoir gérer plus facilement sa distribution de récompense à l’international, puisque les cartes cadeaux fonctionnent dans tous les pays et dans la devise de chaque pays. L’entreprise va également pouvoir personnaliser les cartes cadeaux avec son logo, et potentiellement avec celui de l’ONG qu’elle soutient, ce qui va lui permettre de travailler sur sa marque employeur, et d’embarquer ses collaborateurs dans une démarche RSE solidaire.

Pour les bénéficiaires, l’avantage est de se faire plaisir facilement, et de faire un geste de générosité, qui contribue à apporter du sens à sa façon de consommer.

L’objectif est de créer une passerelle entre les entreprises, les collaborateurs et les associations en favorisant le dialogue.

6. Quelles synergies envisagez-vous avec OuiLive ?

Je pense que OuiLive est un formidable acteur pour animer cette passerelle entre les entreprises et les associations, et donner la possibilité aux entreprises d’embarquer leurs collaborateurs dans le soutien d’une cause qui fait sens. Une partie du succès de SoRewards va reposer sur la capacité à animer cette communication entre les collaborateurs et l’association ; c’est donc là qu’il y a un lien entre OuiLive et SoRewards. A partir du moment où les collaborateurs commencent à connaître une association, à apprécier ce qu’elle fait, à comprendre son rôle, ils deviennent plus susceptibles de contribuer à soutenir cette association, notamment grâce à la carte cadeau. Ce que j’imagine c’est donc la possibilité de récompenser les équipes participant à vos Challenges avec cette carte cadeau.

7. Un mot à adresser aux entreprises ?

Aujourd’hui, les collaborateurs doivent être motivés de façon différente : il faut leur apporter du sens, et notamment à travers les associations qui ont besoin de soutien. Ces dernières ont un rôle fondamental dans la société, et interviennent là où l’État n’intervient pas ou n’intervient plus. Je pense sincèrement que donner est meilleur que recevoir, et j’encourage vivement les entreprises à se servir de la carte cadeau et d’en faire un outil RSE et un outil de motivation qui apporte du sens, et du financement aux associations.

Clara Lapeyronie

Par : Clara Lapeyronie

[Portrait de OuiLiver] Diane Scemama, Dream Act

[Portrait de OuiLiver] Diane Scemama, Dream Act

1. Bonjour Diane, pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Diane Scemama, j’ai 30 ans, je vis en région parisienne et j’ai 2 bébés.
A la fin de mes études il y a 6 ans, je suis partie travailler 9 mois auprès de femmes dans des villages du sud de l’Inde. J’y ai découvert avec effroi les ravages que peut faire la fast fashion sur les populations locales du bout du monde. De retour en France, j’ai souhaité agir pour promouvoir un autre mode de consommation. Plus transparent, plus respectueux des êtres humains et de l’environnement, qui soutient les savoir-faire locaux. Je cherche depuis lors des artisans qui ont une démarche authentique et je combats toutes les pratiques de greenwashing émergentes. Étant désormais maman, ma motivation d’entreprendre pour changer les modes de production et de consommation est plus que jamais très forte !

Diane Scemama, co-fondatrice et présidente de Dream Act

Diane Scemama – Co-fondatrice & Présidente de Dream Act

2. Pouvez-vous nous présenter brièvement Dream Act ? Comment est né le projet ?

Dream Act est né d’une envie de découvrir comment changer ma propre façon de consommer. Ayant rencontré plus de 350 artisans engagés au bout de quelques mois, j’ai décidé de rassembler leurs produits sur une plateforme unique, afin de partager avec tous mes précieuses trouvailles. Nous sommes deux fondatrices, aux manettes depuis le 1er jour. Nous sommes aujourd’hui 25 collaborateurs, engagé.e.s dans la mise en lumière d’une consommation plus locale, humaine et écologique.

3. Quel est le principe de Dream Act ?

Dream Act est le site pour consommer responsable au quotidien. De la salle de bain au dressing en passant par le coffre à jouets, nous proposons plus de 45 000 objets de qualité fabriqués dans le respect de la planète et des êtres humains. Nous avons également une offre dédiée aux professionnels, à qui nous proposons des objets personnalisés avec leur logo, pour réduire leurs déchets au quotidien et donner du sens à leurs objets publicitaires.

4. Quelles associations soutenez-vous ?

Nous reversons en effet 1% de notre chiffre d’affaires à des associations partenaires. Pour une jeune entreprise qui n’est pas encore rentable, 1% du chiffre d’affaires ce n’est pas rien. Nos associations partenaires sont des associations dont nous connaissons le fonctionnement interne et qui œuvrent sur des externalités de la consommation de masse : pollution des eaux, soutien à l’entrepreneuriat féminin…

5. Quel est le modèle économique de Dream Act ?

Nous prenons une commission sur les ventes réalisées sur notre site. Cela est transparent pour le consommateur, car les prix sont les mêmes qu’en passant directement auprès de nos ateliers.

6. Quelles synergies envisagez-vous avec OuiLive ?

Nous partageons les mêmes valeurs. Les gagnants ou les participants aux challenges peuvent alors bénéficier de réductions, pour leurs achats personnels comme professionnels.

7. Un mot pour la fin ?

Merci OuiLive !

Clara Lapeyronie

Par : Clara Lapeyronie

[Portrait de OuiLiver] Yoann Magnin, Solikend

[Portrait de OuiLiver] Yoann Magnin, Solikend

1. Bonjour Yoann, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Yoann, co-fondateur de Solikend. J’habite Biarritz, je suis tombé amoureux du Pays Basque, ce qui explique que j’ai eu envie d’entreprendre dans cette région, et qui a constitué le début de l’aventure Solikend.

Yoann Magning, CEO et Fondateur de Solikend

Yoann Magnin –
CEO & Fondateur de Solikend

2. Pouvez-vous nous présenter Solikend ? Comment est né le projet ?

Solikend est partie d’une observation assez simple : à Biarritz, à partir de septembre/octobre, les hôtels ne sont plus complets. En dehors de la haute saison, il y a de larges disponibilités dans les établissements hôteliers. Or, beaucoup de territoires touristiques restent attractifs tout au long de l’année. Donc je me suis dit, pourquoi pas mettre à profit les établissements hôteliers pour la solidarité, et pour encourager les gens à venir en profiter ? C’est comme ça qu’est née l’idée de Solikend, sur le concept de mettre en vente des chambres, au profit d’associations. Je ne pensais initialement pas que l’idée prendrait si bien et si vite, mais énormément d’hôteliers ont adhéré au dispositif. J’ai découvert que l’hôtellerie est un milieu engagé, avec des gens qui ont des valeurs, et rapidement, des hôtels indépendants ont vu en Solikend un nouvel outil d’engagement.

3. Quel est le principe de Solikend ?

Solikend est basé sur une plateforme de réservation, d’hôtels solidaires, et ça fonctionne concrètement comme un site de réservation classique. Lors de la réservation, le client choisit une association parmi un large panel d’associations partenaires. On travaille avec des grandes ONG françaises comme Médecins du monde, ou la SPA, mais aussi avec des plus petites associations locales. Une fois l’association choisie, l’hôtel s’engage à lui reverser 100% du paiement.

On a également mis en place un système de cartes cadeaux qui fonctionne très bien : la carte cadeau permet non seulement d’offrir un séjour à l’hôtel sur notre site, mais aussi d’accomplir un geste fort pour une association, puisque 100% du montant de la carte cadeau lui sera reversé. Le choix de l’association peut être fait au moment de l’achat, ou laissé au bénéficiaire de la carte cadeau. Nous sommes les seuls à proposer une carte cadeau 100% solidaire.

4. Quel est le modèle économique de Solikend ?

La dimension 100% solidaire fait qu’on a un modèle économique assez atypique. Solikend est une SAS labellisée Esus afin de garantir l’objectif social et solidaire du projet. On a un modèle économique qui repose sur une participation externe et partagée de toutes les parties prenantes.
Le client va laisser une petite contribution pour soutenir Solikend lors de sa réservation. Le montant est flexible entre 5 et 25% du montant de la commande.
Ensuite, on propose un abonnement trimestriel à nos associations partenaires. Et enfin, si tout se passe bien, les hôtels peuvent contribuer financièrement à faire tourner le dispositif Solikend.

5. Quels sont les bénéfices pour les entreprises et les salariés d’activer un dispositif Solikend ?

La particularité de Solikend c’est qu’on joint quelque chose de très plaisant (un séjour à l’hôtel dans une belle sélection d’hôtels) et quelque chose de 100% solidaire avec un fort impact pour une association qu’on a envie de soutenir. Pour une entreprise, faire des cartes Solikend, c’est à la fois un outil de mécénat et d’engagement pour le monde associatif, et à la fois un outil qui va être pleinement profitable aux collaborateurs, qui pourront s’offrir des séjours solidaires.
Ce qui est intéressant, c’est que quand quelqu’un utilise une carte, il va également avoir tendance à augmenter le montant de la carte pour pouvoir prolonger son séjour, ce qui sera bénéfique pour l’association.
Le principe est vraiment de lier l’utile à l’agréable, et d’être un réel outil d’engagement pour l’entreprise, tout en étant profitable aux collaborateurs. Dans le cadre de l’incentive, c’est presque une évidence. Beaucoup d’entreprises cherchent une incentive qui a du sens, qui traduit l’engagement de l’entreprise, et qui profite aux collaborateurs.

6. Quel est l’intérêt pour les hôteliers ? Avez-vous un grand réseau d’hôtels ?

Pour les hôteliers, le principal intérêt est la démarche RSE. Les hôteliers s’engagent avec Solikend dans une démarche RSE, qui est très simple à réaliser : un hôtel est rarement complet sur une année type, et Solikend lui permet de valoriser des chambres vacantes sur les périodes non complètes. Ensuite, il y a évidemment un intérêt en termes promotionnel et de valorisation de l’image de marque de l’établissement. L’hôtel va pouvoir, à travers Solikend, aller chercher une nouvelle cible de clientèle. C’est un dispositif très apprécié par le personnel hôtelier, les équipes des hôtels sont ravies de s’engager grâce à ce dispositif. Enfin, les hôtels qui sont donateurs vont récupérer une déduction fiscale. Cependant, ce n’est pas un élément indispensable car plus de 30% de nos hôtels partenaires ne sont pas imposables, et ne récupèrent donc pas de déduction fiscale. Ils sont prêts à assumer le coût d’occupation des chambres.

Solikend étant née à Biarritz, notre offre d’hôtels s’est d’abord développée en Nouvelle Aquitaine. On a donc une très belle offre dans cette région : à la fois des petits hôtels (2 / 3 étoiles) indépendants, et des grands hôtels (4 / 5 étoiles) et palaces. On a également une très belle offre en Bretagne, et on couvre globalement toute la France. L’offre s’enrichit de manière continue. La grosse nouveauté c’est qu’on s’ouvre maintenant aux villages vacances. Nous venons de valider un partenariat avec VVF, donc 50 villages VVF vont adhérer au dispositif, ce qui va permettre de diversifier notre offre qui va donc s’ouvrir aux familles.

7. Quelles associations soutenez-vous ?

On a une sélection d’un large panel d’associations partenaires : à la fois des grandes ONG françaises, et des plus petites associations locales. Notre ambition est de faire de Solikend un outil de solidarité, donc dès qu’on nous suggère une association, on essaie de l’intégrer au dispositif. Récemment on a eu une commande de cartes cadeaux de la part d’une entreprise du Sud-Ouest, qui voulait soutenir l’association Ela à travers les cartes Solikend, donc on a intégré l’association à notre dispositif. Notre sélection reste donc ouverte, et si une entreprise souhaite soutenir une association particulière via Solikend, c’est tout à fait possible. On souhaite à la fois développer le nombre d’hôtels partenaires, mais aussi le nombre d’associations partenaires, afin qu’un maximum d’entre elles bénéficie du dispositif.

8. Quelles synergies envisagez-vous avec OuiLive ?

Avec OuiLive on a vu des très belles possibilités de collaboration, puisque OuiLive est en plein développement sur le secteur des challenges connectés, avec la problématique d’incentive. Lorsque nous avons échangé, OuiLive était à la recherche de propositions intéressantes pour des récompenses. On a justement une offre très pertinente et attractive pour l’incentive, mais on est encore une petite structure, et c’est très compliqué de se faire connaître sachant qu’on n’a pas de lien avec ces entreprises, ni avec le secteur de l’incentive. La synergie est donc évidente : deux entreprises avec beaucoup de valeurs, et engagées sur la thématique de RSE, avec un enjeu qui se rejoint.

9. Un mot pour la fin ?

Partage, plaisir et solidarité ! Pour traduire les valeurs de notre collaboration 🙂

Clara Lapeyronie

Par : Clara Lapeyronie

[Portrait de OuiLiver] Nathalie Presson, Cancer@Work

[Portrait de OuiLiver] Nathalie Presson, Cancer@Work

1. Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Nathalie Presson, directrice générale de Cancer@Work depuis février 2019. J’ai commencé ma carrière dans le domaine de l’assurance pendant 14 ans. Puis, j’ai décidé, à partir de 2002 de m’engager sur les sujets de l’inclusion des diversités dans le secteur associatif et j’ai dirigé différents organismes agissant en faveur de l’emploi et de l’insertion.

Nathalie Presson, Directrice générale de l'association Cancer@Work

Nathalie Presson – Directrice Générale de l’association Cancer@Work

2. Pouvez-vous nous présenter Cancer@Work ? Comment est né le projet ?

Cancer@Work est le 1er club d’entreprises qui fédère des dirigeants et des DRH pour mieux concilier cancer, et plus largement toutes les maladies chroniques, et travail.

L’amélioration de l’accompagnement des salariés touchés par la maladie, directement ou indirectement, la promotion de la santé et une meilleure connaissance des conséquences de la maladie sur le quotidien sont un enjeu pour toutes les entreprises, privées ou publiques.

Depuis 2012, le Club engage ses entreprises membres à faire évoluer les pratiques en matière d’inclusion de la maladie au travail et à changer de regard sur les personnes confrontées à une maladie chronique.

Le projet est né en novembre 2012.
Après un parcours de 15 ans en tant que membre du comité de direction d’un acteur majeur de l’emploi, Anne-Sophie Tuszynski, a elle-même vécu l’expérience de vie d’un cancer.

Sollicitée par ses clients confrontés à un nombre croissant de salariés malades et démunis pour agir, elle prend alors conscience que la maladie n’existe pas dans le monde du travail et qu’il n’existe pas de solutions destinées aux entreprises.
Soit on est malade et en arrêt maladie, soit on est bien portant et au travail.

C’est ainsi qu’elle a décidé de créer Cancer@Work, en portant l’ambition de contribuer à l’intégration des maladies chroniques dans les modèles économiques et sociaux des entreprises.

Depuis 2013, Philippe Salle, dirigeant engagé et PDG de Foncia en est le président.

3. Quels sont les différents services proposés par Cancer@Work ?

L’action du Club s’articule autour de 4 missions :

  • Mobiliser les entreprises : en rassemblant toujours plus d’entreprises autour de la charte,

  • Engager les entreprises à agir et à partager les bonnes pratiques : en offrant une place de partage de bonnes pratiques, de réflexion et d’échanges,

  • Mesurer les attentes des actifs et l’impact des actions à l’échelle de l’entreprise et de la société : en suivant l’évolution de l’intégration du cancer dans l’entreprise par des outils de mesure d’impact comme les baromètres, l’étude économique et le Label Cancer@Work,

  • Soutenir solidairement le maintien dans l’emploi des personnes malades : en développant des actions solidaires job dating qui sont l’engagement de cœur des entreprises membres.

4. Pourquoi faire connaître Cancer@Work auprès de notre réseau ?

Pour engager les entreprises à changer de regard sur les personnes confrontées à une maladie, cancer ou maladie chronique, et les encourager à adopter des pratiques inclusives et responsables.

5. Si une entreprise vous désigne comme association bénéficiaire, quelle sera l’affectation du don ?

Si Cancer@Work est désigné bénéficiaire par une entreprise, la totalité du don sera intégralement affectée aux actions solidaires job dating, dont l’objectif est de soutenir le maintien dans l’emploi des personnes malades ou ayant été malades. Depuis leur création en 2016, ces job dating ont permis d’accompagner près de 200 personnes.

L’association Cancer@Work est par ailleurs reconnue d’intérêt général et chaque don ouvre droit à une réduction fiscale.

6. Quel message souhaitez-vous adresser aux entreprises ?

Les cancers et les maladies de longue durée restent une cause de désinsertion professionnelle majeure.

Parce que parler de fragilités est tabou, parce que la maladie n’existe pas dans le monde du travail, les patients vivent une double peine et les entreprises se privent de profils très précieux et très recherchés.

Or, l’expérience de vie de la maladie a enrichi les personnes ayant été confrontées à un cancer et il est important de faire de son cancer une force sur son CV. D’ailleurs, dès 2018, Cancer@Work sur Linkedln a transformé l’expérience de vie du cancer en compétence Fighting Cancer et donc en atout professionnel pour les personnes, comme pour les entreprises.

Xavier

Par : Xavier Pichelin

[Portrait de OuiLiver] Sabrina Lucatelli, Nicolas

[Portrait de OuiLiver] Sabrina Lucatelli, Nicolas

1. Bonjour Mme Lucatelli, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je suis la responsable du pôle RSE chez Nicolas. Mon cœur de métier, c’est les ressources humaines,  mais chez Nicolas, la direction générale a décidé d’inclure les RH dans la RSE et non l’inverse comme on le voit souvent dans les entreprises. La RSE, pour Nicolas, c’est un sujet capital et transversal qui doit se diffuser dans l’ensemble de l’entreprise et des différents services. Cette double politique RH/RSE est mise en place chez nous depuis maintenant un peu plus d’ un an. Chez Castel Frères, j’ai également la casquette de DRH et je travaille conjointement avec le Pôle RSE sur des actions comme celle de la semaine du Développement Durable.

Sabrina LUCATELLI, responsable du pôle RSE chez Nicolas

Sabrina Lucatelli – Responsable du pôle RSE chez Nicolas

2. Comment faites-vous vivre la QVT et la RSE en interne ?

C’est une problématique majeure dans notre entreprise. Il y a une vraie volonté de mettre en place de la QVT avec des petites actions parce que Nicolas a toujours été une entreprise basée sur la relation humaine. Ça passe par une vision globale de la QVT mais aussi par les petits moments qu’on peut avoir dans l’entreprise, fêter des évènements, des victoires, se retrouver, donner des repères aux collaborateurs sur une bonne intégration, la formation, le plaisir de se retrouver ensemble. Cette période de Covid nous a rendu la tâche difficile pour conserver le lien entre collaborateurs, mais par des actions simples et concrètes, avec de petites attentions, nous avons réussi à nous retrouver et on a favorisé le dialogue.

3. Pourquoi avez-vous choisi de faire participer Nicolas et Castel Frères au Challenge SEDD 2021 ?

Chaque année, nous essayons de faire vivre la SEDD comme un événement. Il y a quelques années, c’était à travers plusieurs  ateliers sur site où chacun pouvait aller d’un atelier à l’autre pour vivre une expérience autour des enjeux du développement durable. Mêler RSE et QVT est très important pour nous. J’ai trouvé très intéressant ce Challenge, qui est connecté, qui va être positif pour tous les participants, tout en étant compatible avec la période que nous vivons. On sent que les gens ont vraiment envie de se retrouver et d’avoir un petit peu de fun. Ce qui nous a plus dans le Challenge, c’est la diversité du contenu proposé. 

4. Combien de collaborateurs vont participer au Challenge ? Que pensez-vous apporter à vos collaborateurs lors de ce Challenge ?

Ayant  une double casquette de RH chez Nicolas et Castel, 400 à 500 collaborateurs participeront au Challenge. Les collaborateurs Nicolas ont l’habitude des Challenges connectés, puisque nous  participons en ce moment à une marche pour une association de lutte contre le Handicap. Pour l’entreprise Castel, cela va être nouveau et il y a beaucoup d’attentes. Je pense que ça va beaucoup plaire.

5. Est-ce la première fois que vous participez tous ensemble à une action pour protéger les océans ? 

Oui, tout à fait, c’est la première fois. C’est une action très solidaire, qui parle à tous, qui fait forcément écho à nos métiers autour du vin, où la protection de la nature est primordiale. Durant l’année dernière, les gens ont pris conscience de l’importance de consommer mieux, et que si l’on polluait moins, la Terre s’en porterait beaucoup mieux (notamment pendant la période de confinement où la nature avait repris ses droits !). Une prise de conscience collective est nécessaire. Agissons. 

6. Est-ce que OuiLive correspond bien à votre stratégie de synergie entre RH et RSE ?

Tout à fait, le mix parfait entre épanouissement RH et impact RSE. J’ai hâte de démarrer l’aventure. Ça va être vraiment très sympa et on est complètement en phase avec ce que Nicolas et Castel Frères ont décidé de  faire dans leurs démarches RSE.

7. Un mot pour la fin ?

Engagement. C’est comme cela que l’on voit notre démarche RSE. On ne peut changer les choses que si on y croit. Moi j’y crois. Le but c’est vraiment d’engager un maximum de personnes dans des actions comme celles que vous portez, qui sont défendues aujourd’hui. C’est pour cela qu’il faut un réel engagement. C’est ce qu’on est et ce qu’on veut montrer chez Nicolas et Castel Frères.

Xavier

Par : Xavier Pichelin

[Portrait de OuiLiver] Benjamin Combes, Les Ateliers Durables

[Portrait de OuiLiver] Benjamin Combes, Les Ateliers Durables

1. Bonjour Benjamin, pouvez-vous vous présenter ?

J’ai 41 ans. Je suis le fondateur des Ateliers Durables et suis coordinateur du réseau. J’ai monté l’entreprise en 2012, on va bientôt fêter nos 10 ans. J’ai fait mes études en école de commerce à une époque où il n’y avait pas forcément beaucoup d’intérêt pour les questions de développement durable et de bien-être au travail. J’ai donc assez rapidement fui cet univers quand j’en suis sorti et j’ai travaillé ailleurs en ONG pendant quelques années. J’y suis revenu plus tard en essayant d’amener les questions de société qui m’intéressaient et que je voyais évoluer, pour les amener dans mon entreprise.

Benjamin Combes, le fondateur des Ateliers Durables

Benjamin Combes – Fondateur du collectif Les Ateliers Durables

2. Pouvez-vous nous présenter Les Ateliers Durables ? Comment est né le projet ?

Le projet est né il y a 10 ans. Au départ, j’étais dans une démarche d’écologie personnelle. J’avais envie de partager ça avec d’autres personnes et l’entreprise semblait un bon endroit pour le faire. J’ai donc eu l’idée de proposer des ateliers pratiques et courts, pour discuter des sujets de développement durable de manière assez variée en abordant des sujets tels que la consommation responsable, la question climatique, la pollution numérique…

Pour moi la transition écologique n’était pas qu’une question technique, il s’agit plutôt de savoir comment on emmène les gens et on leur donne envie d’agir. Il s’agit donc d’un sujet très lié à la question de la motivation et du bien-être au travail.

L’idée c’était de proposer quelque chose qui puisse faire le lien entre ces questions d’écologie, de bien-être et de santé des salariés.

3. Quels sont les différents services proposés par Les Ateliers Durables ?

Notre cœur d’activité, c’est ce concept d’atelier où l’on passe une heure en petits groupes avec les salariés pour aborder un sujet de manière pratique et pouvoir échanger dessus. On parle de stress au travail, de relations interpersonnelles, d’alimentation ou de problèmes de sommeil. Au départ, on a ce concept d’atelier et également tous les programmes de formation, qui sont sous des formats un peu plus longs. On propose aussi beaucoup d’événements et on nous sollicite beaucoup pour ça. Notre particularité, c’est qu’on est un réseau pluridisciplinaire d’intervenants, donc on a à la fois des coachs, des psychologues, des nutritionnistes, des ostéopathes. Cela permet à une entreprise qui a envie de monter un événement assez large sur le bien-être au travail, d’avoir une gamme de professionnels à son service.

4. Quels sont les bénéfices pour les entreprises qui font appel à vos services ?

Les entreprises savent que le monde change autour d’elles et qu’elles ne peuvent pas vivre de manière close, sans s’ouvrir aux questions de société. Si elles veulent s’engager sur la question de la transition écologique et sociale, ce n’est pas toujours évident de le faire seul en interne. Elles ont donc besoin d’intervenants extérieurs pour arriver à ouvrir la discussion, à amener des sujets différents. C’est ça qu’elles viennent chercher chez nous, cette ouverture sur la société, mais aussi une capacité à aborder ces sujets de manière ludique et pratique.

5. Pourquoi avoir décidé de faire un Challenge avec OuiLive ? 

Il y a cet enjeu de la Semaine du développement durable qui est là depuis plus de 15 ans. Le concept d’atelier permet d’atteindre un certain nombre de personnes dans l’entreprise ou même à distance mais on est limité dans la cible qu’on arrive à toucher. Le fait d’utiliser un concept de gamification avec une appli, un jeu, un concours… on est dans une culture qui fait parler de développement durable mais de manière ni punitive ni négative. Au contraire, cela permet d’aborder ces questions de développement durable de façon fun et utile pour les gens, de créer une émulation autour de ces dernières. C’est pour ça que j’ai été assez conquis par l’application une fois que je l’ai utilisée, je trouve que le concept permet vraiment ça. En plus, c’est pour la bonne cause puisqu’on réalise ce Challenge en partenariat avec Coral Guardian et que les enjeux autour de l’océan sont des sujets qui me parlent.

6. En quoi vont consister les ateliers proposés durant le Challenge SEDD 2021 ?

On a quatre thématiques, on couvre dix sujets que l’on a voulu variés, autour des enjeux actuels des entreprises, et parlant de la pollution numérique ou encore de la mobilité durable. Dans chacun de ces webinaires, on va proposer plusieurs temps, un temps d’acquisition des connaissances, un temps d’échanges entre participants qui vont pouvoir discuter de ces sujets et de comment ils le vivent dans leur entreprise. Un temps de pratique et de réflexion sur sa propre conscience et sa propre culture écologique. Par exemple, sur la mobilité, on va étudier les différents modes de vie. Il y a plein de fausses croyances, que l’on va essayer de déjouer avec une experte du sujet à travers des quiz, des jeux et on va amener chacun à réfléchir sur quel est le prochain petit pas qu’il peut faire en termes de mobilité, plus durable, plus active.

7. Pourquoi les entreprises devraient-elles participer au Challenge SEDD 2021 ? Quels vont être les bénéfices pour leurs collaborateurs ?

Je pense que l’on a été un peu dispersé depuis un an et demi avec la crise sanitaire et qu’actuellement, que ce soit au niveau des RH ou des responsables RSE, on a conscience qu’il y a un besoin de recréer de l’envie d’être ensemble. Ce Challenge tombe donc vraiment à point nommé, dans une période où les RH se demandent comment faire revenir les gens au bureau pour justement recréer du lien. Pouvoir voir que le bureau et la vie en commun ça peut aussi être amusant et que ça a du sens. Finalement, ça permet aussi de repartir sur un objectif commun en entreprise autour de valeurs qui deviennent des valeurs positives avec ce Challenge.

8. Un dernier mot ?

Confiance, confiance en l’avenir. 

On a dû surmonter des épreuves ces derniers temps, mais de ce que je ressens au vu des discussions avec les gens, ça remet un petit peu de baume au cœur. Je pense que les gens ont envie de se retrouver. 

Xavier

Par : Xavier Pichelin